Hôpital de Thouars : après le drame, la solidarité

Publié le par angeline351

Hôpital de Thouars : après le drame, la solidarité

Les services hospitaliers du département s’activent pour soulager les collègues de la jeune victime. Lundi, ils n’auront plus aucun patient à gérer.

 

Les services hospitaliers du département s’activent pour soulager les collègues de la jeune victime. Lundi, ils n’auront plus aucun patient à gérer.

Au surlendemain de l’agression mortelle d’une infirmière à l’hôpital psychiatrique de Thouars par un patient d’une vingtaine d’années, la vie a – logiquement – du mal à retrouver son cours normal. Le drame a véritablement causé un choc à tous les niveaux et toutes les strates de l’hôpital : « C’est tout le personnel, jusqu’à la direction, qui souffre de ce traumatisme », assure un de nos contacts.
Alors, tout le monde se serre les coudes et accepte de s’impliquer pour soulager la tâche des collègues d’Élodie. Ainsi, des mesures d’urgence ont été prises et sont d’ores et déjà mises en application. Celles-ci prévoient différents aspects. D’abord, des agents de sécurité sont présents sur les lieux : ils bloquent l’accès à quiconque voudrait y pénétrer et rassurent les personnels présents. Ces derniers sont d’ailleurs plus représentés suite au renfort de collègues niortais. Ensuite, aucune admission n’est rendue possible, tandis que progressivement, au cours de ce week-end, les chambres de l’hôpital psychiatrique se vident : d’après nos informations, le transfert complet de la quarantaine de patients est en cours, de manière à ce que ce lundi, tous les lits du service soient inoccupés. Une façon de mettre le personnel habituel en arrêt de travail, et lui permettre ainsi de souffler et de le soulager. Une telle organisation implique donc également une participation des centres hospitaliers périphériques, qui jouent le jeu en assurant l’accueil des patients thouarsais.
Alors que le conflit social dure depuis plusieurs années, représentants du personnel, direction et représentants de l’Agence régionale de santé ont, dans ce contexte, travaillé conjointement sans la moindre anicroche et ont fait cause commune. En parallèle, le drame a aussi frappé Saint-Martin-de-Sanzay, lieu de résidence de la victime. L’école du village, où est scolarisé au moins un de ses enfants, a bénéficié vendredi d’une cellule d’aide psychologique, utile aussi bien pour les élèves que pour les enseignants.

Publié dans INFORMATION, SANTE

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