Épinglé par la DGCCRF, le patron d'Intermarché demande les mêmes sanctions pour les fournisseurs

Publié le par angeline351

Épinglé par la DGCCRF, le patron d'Intermarché demande les mêmes sanctions pour les fournisseurs

 

Pour Thierry Cotillard, les multinationales de l'agroalimentaire sont tout aussi responsables que les enseignes dans les dépassements de délais des signatures de contrats.
Il y a quelques jours, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) annonçait avoir infligé plus de quatre millions d'euros d'amende à trois distributeurs pour "non-respect des règles" lors des négociations commerciales 2019 avec les fournisseurs de l'agroalimentaire. Alors que Carrefour a écopé de 2,93 millions d’euros d’amende et Sytème U, 1,14 million d'euros, Intermarché s'est vu infliger une sanction de 211.000 euros. Mais cette amende a bien du mal à passer.

Dans les colonnes de L'Obs, le président d’Intermarché, Thierry Cotillard, a regretté l'absence de réciprocité des sanctions. S'il reconnaît ne pas avoir respecté la date butoir fixée au 1er mars et ne conteste pas cette amende administrative, il regrette que la sanction n'ait pas été appliquée aux fournisseurs. "La loi s'appliquant à tous, y compris à Intermarché, nous ne contestons pas cette amende administrative, bien sûr. Mais, comme il faut être deux pour signer une convention, il est important que la même sanction soit appliquée aux fournisseurs concernés", dénonce le patron de Netto et Intermarché.

 

Les craintes des enseignes
Thierry Cotillard craint que ce type de situations se reproduisent et que ce soit une nouvelle fois les enseignes qui trinquent et non les multinationales. "Si les distributeurs sont seuls comptables du respect de la loi, je peux vous annoncer que les puissantes multinationales manipuleront cette date butoir pour tenter d'imposer aux distributeurs des hausses de tarifs désastreuses pour le pouvoir d'achat des consommateurs", prévient-il dans les colonnes de L'Obs. Et d'ajouter : "Il est inimaginable que les multinationales ne fassent l'objet d'aucune contrainte pour respecter, elles aussi, cette date butoir tandis que les distributeurs, eux, pourraient être contraints d'accepter leurs hausses de tarifs sous peine d'amende. Nous avons le même Code de la route et le gendarme doit le faire appliquer à toutes les parties, sans discrimination".

Intermarché a été épinglé par la DGCCRF pour ne pas avoir respecté la date butoir fixée au 1er mars pour la signature des conventions annuelles avec "une douzaine de fournisseurs".

Publié dans INFORMATION

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article