Coronavirus : trois nouveaux cas confirmés en France dont un décès. Notre carte en temps réel

Publié le par angeline351

Coronavirus : trois nouveaux cas confirmés en France dont un décès. Notre carte en temps réel

Le ministère de la Santé a annoncé mercredi matin trois nouveaux cas confirmés en France. L'un d'entre eux, âgé de 60 ans, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, à Paris. Les deux autres personnes contaminées par le Covid-19 sont : un homme de 55 ans à Amiens, actuellement dans un état grave, et un homme de 36 ans à Strasbourg, revenu de Lombardie, dont l'état n'inspire pas d'inquiétude, a détaillé Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. Deux nouveaux cas de coronavirus avaient déjà été confirmés en France, mardi 25 février. Il s'agit d'une jeune femme chinoise, revenue de Chine au début du mois de février, et d'un homme de nationalité française qui est récemment rentré de Lombardie, la région italienne la plus touchée par le covid-19. L'état de santé des nouveaux patients n'inspire pour l'instant pas de réelle inquiétude.

La Suisse a également confirmé avoir enregistré son premier cas de coronavirus, mardi 25 février. L'individu se trouve au Tessin et a été placé en isolement. Le patient a été infecté dans la région de Milan, à l'occasion d'une manifestation le 15 février dernier. Les autorités sanitaires suisses ont précisé que les personnes avec lesquelles il avait été en contact seront testées et placées en quarantaine. Le responsable des maladies infectieuses de l'Office fédéral suisse de la santé publique a toutefois indiqué que, pour l'instant, les autorités ignorent si le patient a pu infecter d'autres individus : "Nous ne pouvons donc pas le qualifier de patient zéro".

L'inquiétude grandit en Italie
Un nouveau cas de coronavirus a par ailleurs été confirmé en Espagne. Il s'agit d'un touriste italien de 69 ans, qui séjournait au H10 Costa Adeje Palace, un hôtel à Tenerife, dans les Canaris. Les autorités ont décidé de confiner les personnes résidant actuellement dans cet hôtel : plus de 1.000 touristes sont concernés.

Mais c'est bien en Italie que l'inquiétude grandit alors que le pays est devenu le premier d'Europe à mettre des villes en quarantaine. Au total, 11 communes italiennes ont été isolées pour lutter contre le coronavirus, alors que l'épidémie a contaminé quelque 322 personnes. Mardi 25 février au soir, on comptait 11 décès de l'autre côté des Alpes. Dans le nord de l'Italie, environ 52.000 personnes se sont réveillées dimanche dernier dans des zones où "ni l'entrée ni la sortie ne sera autorisée sauf dérogation particulière", comme l'a annoncé le Premier ministre Giuseppe Conte.

Fermeture des entreprises et des établissements scolaires, annulation d'événements culturels et sportifs, report de matches de foot : le gouvernement italien tente de mettre sous cloche une partie de la Lombardie et la Vénétie et de freiner l'épidémie. La première mesure de confinement avait été édictée le 23 janvier pour les 11 millions d'habitants de Wuhan, ville du centre de la Chine où s'est déclenchée l'épidémie de pneumonie virale en décembre. Selon les autorités italiennes, sept personnes ont succombé au coronavirus ces derniers jours.

Expansion
Mardi, Paramount Pictures, l'une des plus grandes sociétés de productions cinématographiques, a annoncé interrompre le tournage de Mission Impossible en Italie. "Par souci de prudence pour la sécurité et le bien-être de nos acteurs et de nos équipes, et avec les efforts des autorités locales vénitiennes pour arrêter tout regroupement de personnes face à la menace du coronavirus, nous modifions le programme de production pour nos trois semaines de tournage à Venise", a fait savoir Paramount dans un communiqué transmis à l'AFP. Tom Cruise, l'une des stars du film, n'avait pas encore fait le déplacement pour le tournage.

Le virus continue à se propager en Corée du Sud, en Iran et dans son berceau chinois. Le bilan de l'épidémie de pneumonie virale a atteint mercredi 2.715 morts en Chine continentale, ont annoncé les autorités sanitaires, tout en faisant état d'une décrue du nombre de nouvelles contaminations. Tous ces nouveaux décès sauf un sont survenus dans la province centrale du Hubei, berceau du nouveau coronavirus et épicentre de l'épidémie.

Inquiétude en Iran
La France aussi se prépare à une possible "épidémie" de Covid-19, selon le ministre de la Santé Olivier Véran, qui se dit "attentif à la situation en Italie". Dans un entretien au journal Le Parisien, il estime "très probable" la possibilité de nouveaux cas en France. Mardi 25 février, à l'occasion d'un point presse sur l'évolution de la situation, le ministre de la Santé a déclaré qu'"il n'y a pas lieu de fermer les frontières" pour l'instant, car cela serait "disproportionné et inefficace". "À ce stade, nous souhaitons également dire qu'il n'y a pas lieu d'annuler, a priori, les grands événements publics, qu'ils soient de nature sportive ou culturelle. Mais nous nous accordons la possibilité, au cas par cas, de regarder chaque situation en fonction de l'évaluation que nous aurons de la part des autorités scientifiques et sanitaires", a -t-il également déclaré.

 

L'Iran est devenu dimanche le pays où le nouveau coronavirus a fait le plus de morts hors de Chine avec 15 décès et 95 contaminations, poussant plusieurs de ses voisins à fermer leurs frontières ou à interdire les voyages vers et depuis ce pays. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'inquiète de la vitesse à laquelle le virus s'est propagé en Iran. "Nous avons vu une augmentation très rapide [des cas] en quelques jours", constate Sylvie Briand, directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux à l'OMS.

La Corée du Sud a annoncé de nouvelles contaminations au coronavirus, ce qui porte le total national à 1.146 et 12 morts fait de ce pays le plus important foyer de l'épidémie en dehors de la Chine, où elle est apparue en décembre. Parmi les nouveaux cas de contamination, une grande partie sont des personnes liées à l'Eglise Shincheonji de Jésus, une secte chrétienne, dans la ville de Daegu (sud du pays), a indiqué dans un communiqué le Centre coréen pour le contrôle et la prévention des maladies.

La lutte contre le virus constitue "un grand test pour le système et les capacités de gouvernance du pays", a reconnu le président chinois Xi Jinping, admettant des "lacunes" et appelant à améliorer le système de santé national. Après avoir initialement félicité Pékin pour son "travail très professionnel", les Etats-Unis avaient déploré jeudi 13 février un "manque de transparence de la part des Chinois", regrettant que le pays n'ait pas donné suite à la proposition d'envoi d'experts américains.

Concernant l'élaboration d'un vaccin, il faudra encore un peu patienter. Le consortium Cepi (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations) a indiqué avoir sélectionné trois candidats vaccins, qu'ils espèrent au point d'ici quatre mois. L'Institut Pasteur penche lui aussi sur l'élaboration d'un quatrième vaccin. Un appel aux dons a d'ailleurs été lancé pour aider à son financement.

Ce virus est devenu plus meurtrier que le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) en Chine, qui y avait fait 349 victimes en 2002-2003 (774 au total dans le monde). Mais les autorités sanitaires ont noté que le taux de mortalité du nouveau coronavirus était de 2,1%, les victimes étant soit très âgées ou atteintes de complications médicales préexistantes. A l'inverse, le Sras tuait presque 10% des patients.

Impact négatif sur la croissance
L'épidémie du nouveau coronavirus pourrait également avoir un effet négatif sur la croissance mondiale en 2020 en fonction de la capacité de la Chine à contenir sa propagation, a prévenu dimanche 17 février la directrice du Fonds monétaire international (FMI). "Pour le moment, notre prévision est de 3,3% et il pourrait y avoir une réduction de 0,1 à 0,2% (...) c'est un cas particulier et j'incite tout le monde à ne pas tirer de conclusions hâtives", a déclaré Kristalina Georgieva lors du Global Women's Forum à Dubaï.

"Il y a beaucoup d'incertitudes et nous parlons ici de scénarios, pas de projections, reposez-moi la question dans dix jours", a-t-elle ajouté. Affirmant qu'il était encore "trop tôt" pour estimer précisément l'impact de l'épidémie, elle a toutefois reconnu que les secteurs du tourisme et du transport, entre autres, avaient d'ores et déjà été touchés.

Pertes de 29.3 milliards
Enfin, l'épidémie liée au Covid-19 pourrait entraîner un manque à gagner total de près de 30 milliards d'euros pour les compagnies aériennes en 2020, selon l'Association internationale du transport aérien (Iata), qui redoute la "première baisse mondiale" des réservations depuis 2003. Mesures de quarantaine, annulations de dessertes, chute du tourisme en Chine et du monde... 2020 "sera une année très difficile pour les compagnies aériennes", a prévenu le directeur général de l'Iata, Alexandre de Juniac.

Selon l'association, qui regroupe 290 compagnies aériennes, la baisse nette du nombre de passagers par rapport à 2019 pourrait être de 8,2% dans la région Asie-Pacifique cette année. De quoi entraîner "un manque à gagner de 27,8 milliards de dollars" pour les transporteurs de la région, indique-t-elle. En ajoutant l'impact de la faible demande pour les vols des compagnies exerçant leurs activités dans le reste du monde, le manque à gagner global pourrait atteindre 29,3 milliards de dollars. Un revers pour un transport aérien mondial habitué à de fortes croissances et qui a généré 838 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2019.

Publié dans INFORMATION, SANTE

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