Coronavirus : l’ambassadeur de France en Chine… en vacances en Bretagne pendant la crise

Publié le par angeline351

 

Coronavirus :

l’ambassadeur de

France en Chine… en vacances en

Bretagne pendant

la crise

Tandis que le Quai d'Orsay faisait face à la crise du coronavirus, le timing choisi par l'ambassadeur de la France en Chine, Laurent Bili, pour partir en vacances interroge.
Voilà une information qui risque de faire grincer des dents. Alors que l'angoisse autour du coronavirus chinois grandit de jour en jour, Le Parisien révèle ce mardi 4 février que l'ambassadeur de France en Chine était en vacances, au plus fort de la crise. Laurent Bili, en poste à Pékin depuis septembre, était aux abonnés absents entre le 23 et le 28 janvier dernier, alors que les autorités françaises organisaient le rapatriement de ses ressortissants.

L'énarque de 58 ans serait rentré en France le 22 janvier pour passer quelques jours de vacances en Bretagne avant un rendez-vous professionnel à Paris le 28 janvier. S'il est habituel de profiter du Nouvel An chinois pour prendre quelques jours de congé, le timing interroge. Pour rappel, le 22 janvier, Air France annonçait suspendre tous ses vols à destination et en provenance de Wuhan. Le gouvernement quant à lui réfléchissait au meilleur moyen de rapatrier les ressortissants français de l'épicentre du virus.

En "contact permanent" avec ses équipes
Une période chargée pendant laquelle Laurent Bili était en Bretagne, laissant les rênes à son numéro deux. Le calendrier faisant mal les choses, cinq des six consuls de France en Chine, dont celui de Wuhan, étaient en formation à Paris au même moment. Contacté par Le Parisien, l'ambassadeur de France en Chine assure s'être tenu informé de la situation en permanence. "J'ai été en contact permanent avec mon numéro deux et adressé un message de soutien à mes équipes sur notre groupe WeChat", explique-t-il, tout en concédant néanmoins s'être accordé "un week-end". Pour sa défense, Laurent Bili décrit une crise qui a "évolué de manière très brutale et rapide et continue de le faire".

Alors qu'il devait retourner en Chine le 5 février, le ministère des Affaires étrangères assure que Laurent Bili est rentré "de façon anticipée" à Pékin, le 31 janvier. "Il avait pris quelques jours pour respirer. Un ambassadeur a aussi besoin de respiration. Il était tenu informé. Le présentéisme n'est pas un gage de mobilisation", a tenté de relativiser une source au Quai d'Orsay, relayée par le quotidien francilien.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article