Tours : les 93 salariés de SES sont "sous le choc" après l'annonce de la fermeture du site

Publié le par angeline351

Tours : les 93 salariés de SES sont "sous le choc" après l'annonce de la fermeture du site

L'entreprise SES qui fabrique des panneaux à message variable sur les autoroutes va fermer son site de Tours-Nord, entraînant le licenciement de 93 salariés. L'avenir du site de Chambourg-sur-Indre est aussi compromis.

Ces messages, vous pouvez les lire sur les panneaux à message variable sur les autoroutes. Des panneaux qui sont fabriqués par SES une société tourangelle, qui appartient elle même à Colas, une filiale de Bouygues. Mais l'entreprise SES va mal puisque elle va fermer son site de Tours-Nord, avenue du Danemark en 2020. Cela concerne la quasi intégralité de l'effectif soit 93 salariés qui devraient recevoir leur lettre de licenciement en mai 2020. Le PSE  devrait être transmis à la Direccte le 3 Février. Seuls 9 salariés devraient être reclassés sur le site de Chambourg-sur-Indre, le siège social, qui compte 88 salariés. 

Les salariés sont écœurés, parce que personne ne pensait à la fermeture

Les syndicats estiment que la fermeture de SES n'est pas justifiée. L'entreprise, qui appartient au groupe Colas (qui lui même est une filiale de Bouygues), a été rachetée en 2011 lors d'un redressement judiciaire. A l'époque, la société comptait 7 agences en France et 548 salariés. L'effectif a été ramené à 248 salariés. Selon la CGT et FO, la direction a laissé mourir la société à petit feu en ne répondant plus aux appels d'offres. Pour Bruno Sansu, délégué syndical central CGT, "les salariés, qui ont entre 45 et 50 ans en moyenne, vont partir avec rien après 30 ans de métier. C'est très dur à avaler. La décision est prise comme ça, on ferme et c'est tout. C'est comme ça avec les grandes entreprises".  

D'ici 1 à 2 ans, le site de Chambourg-sur-Indre va subir le même sort 

Pour les syndicats, le site de Chambourg-sur-Indre pourrait subir le même sort d'ici 12 à 24 mois car l'entreprise ne cherche plus à remplir le carnet de commandes. "Un vieux site", explique la CGT, et qui compte 88 salariés. La direction affirme que les commandes sont en baisse, dans un secteur concurrentiel. Mais la CGT a une autre lecture.  "La société ne répond pas aux appels d'offres. On avait un contrat avec la SNCF qui n'a pas été signé. Un contrat de 10 millions d'euros était aussi prévu avec les anglais, sans oublier une grosse commande en Irlande", explique Bruno Sansu. "Le groupe Colas veut nous jeter, point final" ! 

Les négociations sur les modalités du plan social vont débuter demain. SES a réalisé un chiffre d'affaires de 31 millions en 2018, selon les syndicats.

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