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Publié le par angeline351

Service minimum dans les transports : une proposition de loi "pas très sérieuse" pour Élisabeth Borne

La proposition du président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau avait été jugé "incantatoire" par le secrétaire d'État chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari. 

Bruno Retailleau jugé "pas très sérieux par Élisabeth Borne. Le chef du groupe LR au Sénat a annoncé son intention de déposer une proposition de loi, d'ici au 5 décembre -journée de grève qui s'annonce très suivie dans les transports à la RATP et la SNCF -, pour renforcer le service minimum dans les transports. "Ça ne paraît pas très sérieux d'annoncer à quinze jours du 5 décembre qu'on va se lancer dans des propositions de loi" , a souligné lundi 25 novembre la ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne sur BFM Business. Elle a ajouté que cette initiative risquait de créer "des crispations". 

Le secrétaire d'État chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a jugé pour sa part que Bruno Retailleau avait "le sens du timing politique" mais que sa proposition était "assez largement incantatoire dix jours avant la grève". 

Pour une "réquisition du personnel gréviste"
Dimanche, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait déjà souligné qu' on ne pouvait pas "inventer des règles pour le 5 décembre" . La ministre du Travail avait par ailleurs appelé les employeurs à se montrer "compréhensifs" le 5 décembre, face aux salariés qui auraient des difficultés à se rendre sur leur lieu de travail à cause de la grève des transports.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Bruno Retailleau, président des Républicains au Sénat, a déclaré vouloir "instaurer un service minimum garanti". Il souhaite qu'"en cas de grève, l'entreprise (puisse) se tourner d'abord vers les non-grévistes". Et "en cas de mouvement massif", "comme c'est déjà le cas pour les personnels hospitaliers ou les pompiers par exemple", l'élu recommande "la réquisition de personnels grévistes".

Interrogé sur la loi instaurée en 2007 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui oblige le personnel gréviste à informer sa direction 48 heures à l'avance, Bruno Retailleau juge que "c'est un progrès, mais cela n'a rien d'un service minimum garanti".

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