Régimes spéciaux, valeur du point, âge pivot... les principales annonces d'Edouard Philippe sur les retraites

Publié le par angeline351

Régimes spéciaux, valeur du point, âge pivot... les principales annonces d'Edouard Philippe sur les retraites....!!!

Le Premier ministre doit dévoiler aujourd'hui "l'architecture" de la réforme des retraites alors qu'une partie du pays est à l'arrêt après les fortes mobilisations du 5 et du 10 décembre.

"Le temps est venu de construire un système universel de retraites", a lancé mercredi Edouard Philippe au début de son discours présentant le controversé projet de réforme des retraites. "Nous proposons un nouveau pacte entre les générations, un pacte fidèle dans son esprit à celui que le Conseil national de la Résistance a imaginé et mis en oeuvre après-guerre", a poursuivi le Premier ministre, en soulignant avoir "écouté" et "entendu" les partenaires sociaux et l'ensemble des Français."Le temps du système universel est venu. Celui des régimes spéciaux s'achève", a-t-il affirmé.

Le projet de loi sur la réforme des retraites sera soumis au conseil des ministres le 22 janvier et discuté au Parlement fin février, a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe mercredi."Le projet de loi de réforme des retraites sera prêt à la fin de l'année, nous le soumettrons au conseil des ministres le 22 janvier et il sera discuté au Parlement à la fin du mois de février", a souligné le chef du gouvernement en présentant le détail de cette réforme controversée.

Le niveau des pensions des enseignants sera "sanctuarisé", a souligné mercredi le Premier ministre Edouard Philippe en présentant la réforme des retraites du gouvernement, très contestée dans le monde de l'éducation."Nous inscrirons dans la loi la garantie selon laquelle le niveau des retraites des enseignants sera sanctuarisé et comparable au niveau des retraites des fonctions ou des métiers équivalents dans la fonction publique", a-t-il annoncé. "Nous engagerons avant la fin du quinquennat les revalorisations nécessaires pour maintenir le niveau des pensions" des enseignants, "nous le ferons progressivement et nous commencerons dès 2021", a-t-il également assuré.

Le "retour à l'équilibre financier" sera confié aux partenaires sociaux, a assuré Edouard Philippe mercredi, en appelant à "ne pas fuir nos responsabilités en renvoyant au-delà du quinquennat les mesures nécessaires"."Si les partenaires sociaux s'entendent sur une telle trajectoire, le gouvernement la prendra à son compte", a ajouté le Premier ministre, qui a annoncé "dès l'année prochaine" la mise en place d'"une gouvernance" qui "leur confiera les principaux leviers", afin de "prendre des décisions qui seront mises en oeuvre dès le 1er janvier 2022.

Edouard Philippe confirme l'instauration d'un "âge d'équilibre" ou âge pivot, avec un système de bonus-malus au delà de l'âge minimal de départ à la retraite qui sera lui maintenu à 62 ans. La nouvelle gouvernance en âge de fixé l'âge d'équilibre sera mis en place dès l'adoption de la loi, en 2020, voir début 2021 et l'âge d'équilibre "fixé à 64 ans" devra entrer en vigueur en 2027. Le gouvernement souhaite toutefois ménager la possibilité pour les "métiers usants" de partir "deux années plus tôt".

Les femmes seront les grandes gagnantes" de la réforme, assure Edouard Philippe qui explique que "des points supplémentaires" seront accordés "dès le premier enfant". De manière concrète, au delà des "5% par enfant", "nous accorderons 2% supplémentaires aux familles de 3 enfants et plus."

Le système des retraites réformé garantira "une pension minimale de 1.000 euros net par mois pour une carrière complète au SMIC", a assuré mercredi le Premier ministre Edouard Philippe."Le système universel permettra de mieux protéger les Français les plus fragiles, qui sont de fait trop souvent les oubliés du système", a-t-il plaidé, précisant que ce minimum de pension "sera garanti par la loi à 85% du SMIC dans la durée et évoluera comme celui-ci".

Edouard Philippe assure que les régimes spéciaux seront bien supprimés. "Le temps du système universel est arrivé, celui des régimes spéciaux s'achève", a déclaré le chef du gouvernement. Ils le seront "sans brutalité", précise-t-il.

Le Premier ministre confirme l'abandon des pistes d'économies évoquées au début des concertations sur la réforme des retraites.  "Il n'y a pas d'agenda caché, nous ne cherchons pas de petites économies", a assuré mercredi le Premier ministre Edouard Philippe en présentant le projet controversé de réforme des retraites. "Notre ambition d'universalité est une ambition de justice sociale, nous ne voulons léser personne", "il n'y aura ni vainqueur ni vaincu", a-t-il ajouté.

C'était une grande inquiétude des manifestants contre la réforme des retraites. La valeur du point du nouveau système de retraite. Edouard Philippe tient à rassurer : "Je souhaite apporter une garantie incontestable sur le point. J'ai entendu les doutes. Nous nous engageorns donc à ce que la valeur du point soit fixée par les partenaires sociaux sous le contrôle du parlement", annonce le chef du gouvernement. Autre règle d'or : la valeur du point ne pourra pas baisser, assure le Premier ministre et sera indexée sur les salaires "qui augmentent plus vite que l'inflation".

 Le Premier ministre prend la parole.  "Le temps est venu de construire un système universel de retraites", lance Edouard Philippe. Le système sera le même pour tous les Français", explique-t-il et tous les Français auront "le même niveau de cotisation" sur "la totalité des revenus jusqu'à 120.000 euros". Le chef du gouvernement précise que la France ne fera jamais le choix du "chacun pour soi et du tant pis pour les autres" et de "l'argent roi". Cette réforme des retraites "n'est pas une bataille", explique le Premier ministre, qui dit rejeter les "sémantiques guerrières" et ne pas vouloir entrer dans le "rapport de force". La recherche de bouc émissaire est un "réflexe facile" pour Edouard Philippe qui voit dans l'universalité du projet de retraite une "ambition sociale", loin des "raccourcis et des candidatures" qui en sont faits.

Le Premier ministre vient de faire son arrivée au CESE, d'où il doit s'exprimer ce mercredi. Edouard Philippe s'est entretenu jusqu'au tout dernier moment avec Emmanuel Macron avant de quitter l'Elysée peu avant midi. Les annonces du chef du gouvernement sont très attendues, même si lui-même ne se fait pas d'illusions quant à leur effet immédiat. "Ce n'est pas parce que je fais un discours que les manifestations vont cesser", a-t-il averti lors d'une réunion à huis clos mardi avec des députés LREM. Parmi les questions auxquelles il devra répondre: décalage dans l'application de la réforme, périodes de transition pour les régimes spéciaux, éventuelle revalorisation des carrières de la fonction publique, notamment des enseignants, âge pivot, pénibilité, droits familiaux...

 

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