Mobilisation à Lourdes pour sauver une usine de corned beef et 71 emplois

Publié le par angeline351

Mobilisation à Lourdes pour sauver une usine de corned beef et 71 emplois


Salariés, élus et habitants de la ville se sont mobilisées samedi à Lourdes contre la disparition de l'usine Toupnot (groupe Cofigeo, William Saurin), 3e producteur mondial de corned beef, qui emploie 71 personnes. «C'est toute une ville qui se mobilise pour l'avenir d'une usine et l'emploi. 71 emplois sont menacés», déplore le délégué du personnel Philippe Combes (CGT), qui espère un repreneur.

Ravagée par un incendie dans la nuit du 9 au 10 janvier 2019, 80% du site a été détruit par les flammes. Depuis, la production est à l'arrêt, mais les 71 salariés continuent de percevoir leur rémunération. «Toupnot et l'industrie doivent vivre dans notre département», «Pour nos emplois, nos famille, notre avenir», scandaient les manifestants.

Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la région Occitanie chargé de la viticulture et de la agroalimentaire, participait à la mobilisation de samedi. «Nous soutenons le combat des salariés, assure-t-il. Il n'y a pas pléthore d'emplois à Lourdes», ville de 14.000 habitants. «S'il y a une réelle volonté de l'entreprise, la région est prête à mettre 2 millions d'euros sur la table, via des aides à l'investissement, pour préserver les emplois. Aujourd'hui, c'est le flou», ajouté l'élu régional.

L'entreprise veut engager un PSE, mais le personnel et les collectivité s'y opposent et demandent qu'une «recherche sérieuse d'un repreneur soit menée», selon Philippe Combes. Au passage du cortège, les commerçants ont baissé leur rideau en signe de solidarité.

Fondée en 1932, Toupnot est restée une entreprise familiale jusqu'en 2015. L'usine de Lourdes appartient aujourd'hui au groupe français Cofigeo (William Saurin, Raynal Roquelaure). Elle produisait du corned beef, des plats cuisinés, essentiellement pour l'exportation dans 60 pays et la grande distribution. La maire de Lourdes Josette Bourdeu (Parti radical de gauche) dénonce un «mépris» et «désinvolture» de la part de Cofigeo, «inacceptable de la part d'un tel groupe agro-alimentaire, qui s'impose aujourd'hui comme un leader en France dans son domaine».

«Un groupe qui a su et pu bénéficier de l'accompagnement et de l'aide de l'Etat, souligne la maire, pour acquérir cette position de quasi-monopole en contrepartie d'engagements fermes et actés par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire d'un maintien de l'emploi, notamment sur le bassin lourdais si durement affecté depuis des années». La direction de l'entreprise n'était pas joignable samedi matin.

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