Élections chez Orange : FO porte les revendications du bien-être

Publié le par angeline351

Élections chez Orange : FO porte les revendications du bien-être

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Les quelque 55 000 contractuels et 33 000 fonctionnaires d’Orange sont appelés à voter les 19, 20 et 21 novembre pour élire leurs représentants au comité social et économique (CSE).

Le 4 mai dernier, la fédération FO Com et trois autres organisations syndicales ont signé l’accord destiné à décliner dans l’entreprise l’ordonnance de 2017 qui a imposé de fusionner les anciens comités d’établissement, les délégués du personnel et les CHSCT au sein d’une instance unique : le comité social et économique (CSE). Une réforme du Code du travail que FO a intensément combattue. Limiter la casse en préservant le plus possible les instances de proximité, telle a donc été la motivation de la fédération FO Com dans cette négociation, afin que les personnels puissent bénéficier d’un système de prévention efficace, des risques psychosociaux notamment.

À l’issue des élections, les personnels de l’opérateur disposeront donc d’un comité social et économique central (CSEC), de 14 comités sociaux et économiques d’établissement (CSEE) (au lieu de 18 comités d’établissement avant la réforme) et de 86 commissions santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) (au lieu de 210 CHSCT). Il y aura aussi des représentants de proximité (RP) pour prendre en charge les réclamations individuelles et collectives, les actions locales en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail. Ces derniers devront faire circuler l’information entre le CSEE, les salariés et les représentants de l’entreprise.

Salaires, emplois, environnement de travail, activités sociales et culturelles…
Dans un contexte marqué par ces transformations, avec aussi en toile de fond l’attente du jugement, le 20 décembre, de la personne morale France Télécom (devenue Orange en 2013) et de sept de ses dirigeants pour harcèlement moral lors de la crise sociale de 2010, les candidats de la fédération FO Com ont plus que jamais pour priorité la défense du bien-être et de l’intérêt des personnels. Les deux, souligne leur profession de foi, doivent être au cœur de la raison d’être d’Orange, puisque la loi Pacte a reconnu aux entreprises le droit d’en inscrire une dans leurs statuts.

FO revendique donc l’arrêt des déménagements incessants et des aménagements en open space ou flex desk (absence de bureau attitré), mais aussi l’arrêt des réorganisations où se perdent des années d’efforts, de la baisse des effectifs et de la course aux gains de productivité qui empêchent de faire un travail de qualité. Elle exige ainsi que l’avis des personnels soit pris en compte dans toutes les réorganisations, que tous les départs soient comblés par des recrutements en CDI et que les activités sous-traitées soient ré-internalisées.

Côté rémunérations, FO Com revendique la mise en place d’un treizième mois, des augmentations générales annuelles – y compris pour les cadres – compensant au moins l’inflation, et des systèmes de part variable dont les règles ne changent pas en cours de route au prétexte de contraintes budgétaires. Pour les fonctionnaires, FO Com exige notamment le dégel de la valeur du point d’indice. Enfin, FO entend tout mettre en œuvre pour que les activités sociales et culturelles continuent à relever de la solidarité, en veillant à ce que la totalité du budget revienne aux salariés : Les CSE n’ont pas vocation à thésauriser, cet argent est le vôtre, rappelle-t-elle dans sa profession de foi.

Publié dans COMMUNIQUE FO, INFORMATION

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