General Electric propose de nouvelles concessions aux salariés de Belfort

Publié le par angeline351

    
General Electric propose de nouvelles concessions aux salariés de Belfort

La direction de General Electric a corrigé une nouvelle fois son plan de restructuration dans l'activité turbines à gaz de Belfort (Territoire de Belfort). Alors que les propositions de l'entreprise divisent les syndicats, la fin du processus de consultation arrive le 21 octobre.

À Belfort (Territoire de Belfort), les syndicats obtiennent davantage de concessions de la part de General Electric.

L’entreprise américaine serait désormais prête à abandonner 300 suppressions de postes sur 792 départs initialement prévus dans l'activité turbines à gaz à Belfort et Bourogne. Vendredi 18 octobre, les salariés bloquaient toujours l’usine de Belfort alors que la fin du processus de consultation tombe lundi 21 octobre.

Deux options proposées aux salariés

Les syndicats et le gouvernement demandent depuis plusieurs mois à General Electric de revoir son plan de restructuration. Le 3 octobre, la direction de l’entreprise annonçait finalement être “disposée” à abandonner 150 suppressions de postes, au prix de nombreuses conditions encore dénoncées par les syndicats.

Au ministère de l’Économie et des Finances, les réunions se sont enchaînées entre le ministre Bruno Le Maire, l’intersyndicale et la direction de GE. Résultat des négociations, l’entreprise serait désormais prête à renoncer à 307 suppressions de postes, rapporte le site Ma Commune. En contrepartie, elle mettrait en place un plan d’économies de 12 millions d’euros par an. Autre option proposée : sauvegarder seulement 111 postes.

CFE-CGC et SUD prêts à revenir à la table des négociations

Vendredi 18 octobre, à l’occasion des Assises de l’industrie et de l’énergie de Belfort, le délégué syndical CFE-CGC du site résumait la situation. “Soit nous décidons de rentrer dans les négociations lundi 21 octobre [...], soit nous décidons de continuer le blocage avec le risque que General Electric dépose un plan à 792 emplois supprimés”, a déclaré Philippe Petitcolin.

“Nous devons continuer à monter en pression et à nous battre jusqu’au bout pour essayer d’obtenir plus. À la CFE-CGC, nous estimons que c’est le meilleur compromis que nous puissions avoir”, a estimé Philippe Petitcolin au sujet de plan permettant de sauvegarder 300 postes. Selon France 3 Régions, le syndicat SUD serait également favorable à cette option tandis que la CGT s’y opposerait, dénonçant un accord défavorable pour les salariés.

Samedi 19 octobre, une manifestation de soutien aux salariés de General Electric est prévue à Belfort. Deux scénarios peuvent se dérouler le 21 octobre. Les salariés peuvent rejeter les propositions de GE, auquel cas l’entreprise déposerait son plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui devrait ensuite être validé ou rejeté par la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, du travail et de l’emploi). Autre possibilité : les salariés pourraient accepter le projet de GE et débuter des négociations pour repousser le dépôt du PSE.

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