Ce que la loi bioéthique pourrait changer dans notre société

Publié le par angeline351

Ce que la loi bioéthique pourrait changer dans notre société

Extension de la PMA, recherche, dons de gamètes, levée partielle de l’anonymat des dons… Le projet de loi de bioéthique va être voté à l’Assemblée nationale, mardi 15 octobre. Malgré le peu d’intérêt porté par une grande partie de la population, ces réformes concernent pourtant tout le monde.

Une réforme touchant une large partie de la population
Le projet de loi de bioéthique ne fait pas beaucoup de débat dans l’espace public. Pourtant, il s’agit d’une réforme qui pourrait concerner beaucoup plus de Français que l’on croit et qui pourrait marquer un tournant dans notre civilisation. Le texte sera voté par les députés, mardi 15 octobre, après 110 heures d’auditions et de débats en commission spéciale, suivie de 80 heures d’examen en séance publique.

Dès son adoption, ce projet de loi ouvrira la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes homosexuelles et célibataires. Mais elles ne sont pas les seules concernées par cette réforme. Avec la levée de l’anonymat des dons, l’autoconservation des gamètes, des tests génétiques plus ouverts et certaines recherches facilitées, une grande partie des Français sont concernés par ce texte. C’est la première réforme sociétale d’ampleur depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron.

De la PMA à l’autoconservation des ovocytes
À la une de ce projet de loi, la procréation médicalement assistée élargie à toutes les femmes, verra la fin des critères d’infertilité et de situation maritale pour l’accès à cette technique. Toutes les PMA seront remboursées dorénavant par la Sécurité sociale. L’instauration de la PMA sans père pourrait entraîner 2.000 demandes supplémentaires, d’après le gouvernement.

La loi prévoit également la fin de l’anonymat total des dons de gamètes. Le donneur devra donc consentir à ce que des données « non identifiantes » soient communiquées à l’enfant né de ce don, si ce dernier le souhaite une fois majeur, et devra accepter que son identité soit révélée à cet enfant, dès ses 18 ans. Si le donneur refuse l’un ou l’autre critère, le don n’aura pas lieu. Une autre innovation pourrait être légalisée : l’autoconservation des ovocytes. Mais celle-ci ne sera possible que dans les centres publics ou privés à but non lucratifs.

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