Article publié depuis Overblog

Publié le par angeline351

CATALOGNE - Suite au jugement de leurs dirigeants, les indépendantistes dénoncent une injustice et ne décolèrent pas. Des dérapages violents sont survenus à Barcelone.

Cela fait quatre jours maintenant que des manifestations indépendantistes ébranlent Barcelone, sur fond de colère générée par le verdict du procès rendu des dirigeants indépendantistes catalans, lundi 14 octobre. La Cour suprême a condamné les neuf dirigeants concernés à une peine de prison allant de neuf à treize ans pour la tentative de sécession opérée en 2017, accompagnée d'une peine d'inéligibilité. Cette décision condamne le référendum non autorisé d'autodétermination qui s'était tenu le 1er octobre 2017, ainsi que la déclaration d'indépendance unilatérale qui avait suivi. Si le chef d'accusation de rébellion a été rejeté, celui de sédition retenu désigne "un soulèvement public et tumultueux pour empêcher par la force ou en dehors des voies légales l'application des lois", dans la loi espagnole. En outre, ces protestations ont lieu un mois avant les prochaines élections législatives espagnoles.


Ce sont de véritables émeutes qui ont lieu à Barcelone en réaction à cette condamnation, qui a fait éclater des tensions. De nombreux endroits de la ville sont en proie aux flammes depuis que des manifestants ont brûlé des barricades et des voitures. Ils ont également lancé des pierres et bouteilles sur les policiers, ainsi que de l'acide, des cocktails molotov et des feux d'artifices, toujours d'après l'AFP. Il semblerait également que les mouvements de protestation se soient étendus à d'autres villes comme Tarragon et Leida.

Les forces de l'ordre ont quant à elles signalé l'escalade des violences notamment cette nuit, et le président indépendantiste catalan Quim Torra les a également condamnées à la demande du Premier ministre espagnol. "Nous ne pouvons pas nous permettre de faire un pas en arrière dans la défense inaliénable de notre droit à l'autodétermination. La peur et les menaces ne nous vaincront pas", a-t-il cependant déclaré, assurant qu'il souhaitait obtenir l'indépendance catalane d'ici deux ans. Il a également ajouté qu'il est "normal et il est bon que nous protestions contre une sentence injuste et aberrante."

Plus de 150 personnes ont été blessées, et plus de 70 manifestants ont été interpellés par la police depuis lundi. Les manifestations de violence sont réprimées par la police qui tire des balles en mousse et en caoutchouc et le chef du gouvernement Pedro Sanchez a envoyé des renforts, notamment pour assurer la gestion de la grève générale annoncée pour ce vendredi. "Nous n'avons pas besoin de la violence pour gagner, l'État en a besoin pour nous vaincre", a déclaré Carles Puigdemont sur Twitter depuis Bruxelles, d'où il a appelé les manifestants à rester non-violents. Poursuivi par la justice espagnole suite à la sécession de 2017, l'ancien président indépendantiste catalan Carles Puigdermont est sous le coup d'un mandat d'arrêt européen et international depuis le jugement de ce lundi

#Haut de page

Publié dans INFORMATION, EUROPE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article