Aides sociales : tous les Français ne sont pas égaux devant le RSA

Publié le par FOEurodif/BOUCHARA

Aides sociales : tous les Français ne sont pas égaux devant le RSA

Étonnant : les bénéficiaires du RSA ne sont pas traités de la même façon selon là où ils habitent dans l’Hexagone.  Entre la demande de prise en charge et leur orientation effective, il peut s'écouler plusieurs mois voire bien plus, dans certains départements.

Des disparités géographiques criantes
Les bénéficiaires du RSA sont-ils bien accompagnés ? C’est le sujet sur lequel s’est penchée une récente étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques). En moyenne,  fin 2017, 17% des bénéficiaires du RSA n'avaient pas été dirigés vers un « parcours d'insertion » par les collectivités locales. Un taux en légère amélioration : ils étaient 20% deux ans plus tôt.

Seul bémol : selon le département où l’on se trouve, un bénéficiaire n’aura absolument pas les mêmes chances d’être bien accompagné. Les disparités géographiques sont mêmes criantes :  dans les Alpes-Maritimes, les Côtes-d'Armor, le Pas-de-Calais, la Sarthe ou Paris, tous ou presque se voient orientés. À l’inverse, dans les Ardennes ou la Haute-Garonne, le taux d'accompagnement est inférieur à 60%. Dans le Puy-de-Dôme, il descend même à 48%…

94 jours en moyenne entre demande et orientation
On compte 2,1 millions de titulaires du RSA en France, qui doivent rechercher un emploi, tenter de créer leur entreprise ou suivre des « actions d'insertion ». Chacun se voit en principe proposer un accompagnement professionnel et social adapté à sa situation, par Pôle emploi, les services sociaux ou un organisme de placement.

Pourtant, en moyenne, les bénéficiaires doivent patienter 94 jours entre leur demande du RSA et le moment où ils sont orientés vers un parcours d'insertion. Mais pas de chance s’ils résident dans l'Yonne (162 jours), en Haute-Loire (161 jours) ou dans les Hautes-Alpes (151 jours)… De même, au bout de six mois de RSA, seuls 45% des bénéficiaires demeurant en Haute-Loire ou en Haute-Garonne étaient accompagnés, et moins de 30% en  Haute-Corse, dans les Ardennes ou dans la Nièvre.

 

 

 

 

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