ISF, cher disparu…

Publié le par angeline351

ISF, cher disparu…

Par la réforme de l’ISF l’an dernier, le patrimoine immobilier demeure taxé mais plus le patrimoine financier. S’est ajoutée par ailleurs la création d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % sur les revenus du capital, cela alors que la taxation de ces revenus avait été réintégrée en 2012 à l’impôt sur le revenu et donc à son barème progressif d’imposition. Fustigeant ces réformes, FO remarquait que les intérêts, les dividendes, les plus-values mobilières et autres revenus financiers exceptionnels ne seront donc plus taxés au barème progressif de l’IR (auquel s’ajoutaient les prélèvements sociaux), mais seront plafonnés au taux maximal de 30% – dont 17,2% de prélèvements sociaux, hausse de la CSG incluse. Selon la version gouvernementale, le manque à gagner de la réforme s’élevait en 2018 à 4,5 milliards d’euros dont 3,2 milliards par la suppression de l’ISF.

Le cadeau à l’ultra minorité des plus riches

L’OFCE était moins optimiste, évaluant le manque à gagner à 6,5 milliards. Les économistes soulignaient au passage que cette réforme profiterait surtout aux 1 % de contribuables les plus riches. Si les revenus du patrimoine, notamment financier, représentent moins de 3 % du total des revenus de 90 % des ménages, les revenus du capital représentent en revanche plus de la moitié du total des revenus des plus aisés. Ainsi, quand pour 90 % des ménages le montant moyen des revenus financiers détenus s’établit à 800 euros, pour les 1 % de ménages très riches le patrimoine financier est en moyenne cinquante fois plus élevé, soit plus de 100 000 euros. Quant aux 0,01 % de ménages encore plus riches, leur portefeuille financier s’élève à 2 millions d’euros en moyenne.

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