Allongement de la durée de cotisation retraite pour financer la dépendance : une piste non retenue par la mission Libault

Publié le par angeline351

Allongement de la durée de cotisation retraite pour financer la dépendance : une piste non retenue par la mission Libault

 

Alors que le rapport Libault sur le « grand âge et autonomie » est attendu pour fin mars, une réunion avec les interlocuteurs sociaux début mars a posé les contours de cette réforme, qualifiée de « sujet prioritaire » mais sans laisser filtrer de réelles annonces, juste des constats établis depuis plusieurs années sur la situation actuelle.
 

Parmi eux, la question des métiers consacrés au grand âge et le sujet du reste à charge pour les personnes en perte d’autonomie, corrélé au sujet d’actualité de la réforme des retraites, ont été évoqués.
 

La question sur la prévention est d’autant plus importante que l’allongement de l’espérance de vie à la naissance soulève de nouveaux enjeux de santé liés au vieillissement.
 

La qualification du risque de la perte d’autonomie n’est pas tranchée : cinquième branche ou cinquième risque ?


Enfin, sur la question du financement, Dominique Libault a indiqué que le gouvernement ne souhaitait pas mettre en place de prélèvements obligatoires supplémentaires.
 

Pour y substituer, il a évoqué plusieurs pistes :

instaurer un prélèvement qui prendrait la suite de la CRDS à partir de 2024;
affecter les excédents des branches de la Sécurité sociale;
mobiliser les actifs du Fonds de réserve des retraites et prioriser la perte d’autonomie au sein de l’ONDAM.
 
Mais le 20 mars, dans le cadre du débat ouvert par le gouvernement sur l’âge de départ en retraite, le Premier Ministre a évoqué la piste d’un allongement de la durée de cotisation pour financer la dépendance, qui de fait revient à reculer l’âge de départ à la retraite ! Cela n’avait jamais été évoqué dans le cadre de la mission Libault ni dans celui de la concertation sur la retraite, ce qui pose de nouveau la question de la considération apportée au dialogue social. Cette mesure équivaudrait à faire payer le risque de dépendance par les futurs retraités.


Notre organisation syndicale rappelle la nécessité de mettre des ressources pérennes en place dans le cadre de la solidarité inter-générationelle et rappelle son opposition au principe du jour de solidarité.


Assez de « petites phrases », assez de « bricolage » et d’incohérence sur des sujets essentiels comme la retraite et la dépendance !

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