Mobilisation des lycéens : "Nous sommes des gilets jaunes comme les autres !"

Publié le par angeline351

A l'appel des syndicats de lycéens, plus d'une centaine d'établissements ont subi un blocage total ou partiel ce lundi 3 décembre. Marouane Majrar, ancien vice-président de la FIDL, revendique un acte de "solidarité" avec les gilets jaunes face au "mépris" du gouvernement.
Au tour des lycéens de passer au jaune. Ce lundi 3 décembre, selon le décompte du ministère de l’Éducation nationale, plus d'une centaine de lycées ont été bloqués "partiellement ou complètement", contre une trentaine lors de la première journée de mobilisation vendredi dernier. Et ce, afin de dénoncer les différentes réformes du gouvernement pour la jeunesse, qu'elles soient actées ou en projet (de la mise en place de la plateforme d'orientation Parcoursup à la réforme du lycée général et professionnel) mais qui s'inscrivent surtout en soutien au mouvement des gilets jaunes.

Une convergence des luttes que Maroune Majrar, ancien vice-président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) et élève de terminale, analyse pour Marianne comme une "réponse collective" au "mépris" d'Emmanuel Macron pour les propositions qui ne viennent pas de son camp. "Réformer implique de consulter ou au moins, d'écouter", s'agace-t-il.

Depuis vendredi, des lycées sont bloqués en France à l'appel des différents syndicats lycéens (UNL, FIDL, SGL). Pourquoi vous mobiliser aujourd'hui ?

Maroune Majrar : Il faut l'avouer, le contexte social actuel, avec le mouvement des gilets jaunes, est extrêmement favorable aux appels à la mobilisation. Il y a une colère qui ne demande qu'à s'exprimer dans toutes les couches de la population, jeunes compris. Ces dernières semaines, nos comités locaux nous ont avertis d'un bouillonnement dans les lycées... Il nous fallait nous organiser pour lui permettre de s'exprimer, afin que le gouvernement prenne conscience de cette réalité. Car cette colère qui sommeillait jusqu'ici, la nôtre comme celle des "gilets", a toujours été ignorée. Plutôt qu'une oreille attentive, c'est un certain mépris qui a maintes fois été opposé aux aspirations de la jeunesse, que ce soit sur la mise en place de la plateforme Parcoursup, la réforme du bac ou les annonces concernant l'implantation de policiers dans les lycées. C'est ce mépris qui est l'élément déclencheur de toutes ces mobilisations, de cette réponse collective.

Même si nous, représentants des lycéens, avons été reçus plusieurs fois par le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, nous n'avons jamais été écoutés. L'avis de la jeunesse ne compte plus. Rendez-vous compte : Emmanuel Macron dessine un nouveau monde et aucun autre avis que celui exprimé par les siens ne compte. Nous devons refuser cette logique. Et sur ce point, nous sommes des gilets jaunes comme les autres ! Réformer implique de consulter ou au moins, d'écouter.

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