Manifestation des Gilets jaunes à Paris : les voitures fouillées dans les Yvelines

Publié le par angeline351

Manifestation des Gilets jaunes à Paris : les voitures fouillées dans les Yvelines

Depuis ce samedi matin, gendarmes et policiers sont au péage de Buchelay pour fouiller les véhicules qui roulent vers Paris et intercepter des casseurs ou saisir des armes éventuelles.
Ils étaient là bien avant les Gilets jaunes. A 7 heures ce samedi matin, gendarmes et policiers avaient pris place au péage de Buchelay (Yvelines), dernière barrière avant Paris sur l’autoroute A 13, pour procéder à des fouilles de véhicules.

Toutes les voitures en provenance de la province étaient scrutées et un bon nombre d'entre elles stoppées afin que les forces de l’ordre fassent ouvrir les coffres et inspectent les habitacles.

« Entre 7 heures et 9h30, on a saisi des centaines de masques à gaz »
But de la manœuvre : saisir des armes éventuelles et empêcher le passage de personnes déterminées à rallier la manifestation parisienne pour y commettre des violences.

« Entre 7 heures et 9h30, on a saisi des centaines de masques à gaz, note le capitaine Maignan, commandant du groupement de gendarmerie de Mantes-la-Jolie et présent sur le dispositif. On a aussi récupéré des boulons, des barres de fer, des bouteilles d’acide chlorhydrique et de l’aluminium dont les gens avaient l’intention de faire des bombes artisanales. »

Les voitures ciblées : celles avec plusieurs personnes à bord, souvent des hommes. Plutôt jeunes.

C’est absolument normal, on ne veut pas passer pour des casseurs »
Parfois, les découvertes sont insolites. Dans l’une des voitures, les gendarmes avisent un bloc de pierre. Les militaires demandent au chauffeur de s’en débarrasser s’il veut continuer son chemin. « Je suis maçon, c’est pour bosser. Je ne peux pas la laisser là, c’est de la pierre de Vernon, ça coûte de l’argent ! », explique-t-il, un peu inquiet. Après s’être assurés qu’il n’avait pas de quoi briser le bloc, les gendarmes le laissent repartir.

Du côté des automobilistes fouillés, c’est la compréhension qui domine, même chez les sympathisants des Gilets Jaunes : « C’est absolument normal, on ne veut pas passer pour des casseurs, réagit un habitant de Normandie qui va manifester à Paris. C’est bien si les casseurs sont stoppés, ça évite qu’ils se mélangent aux gens qui ont des revendications et veulent manifester sereinement. »

Chez les Gilets jaunes qui tiennent le péage (aucun d’entre eux n’a prévu d’aller manifester à Paris), le message est tout aussi compréhensif à l’endroit des forces de l’ordre. Dominique, 51 ans, l’une des figures du péage de Buchelay, présent sur place tous les jours depuis trois semaines, ne veut pas « que les casseurs ternissent l’image des Gilets jaunes ».

Des gardes à vue systématiques depuis 10h30
« D’ailleurs, insiste-t-il, quand il y a eu des événements dans Mantes-la-Jolie ces derniers jours, on a envoyé des petits groupes de Gilets jaunes devant les lycées pour essayer de calmer les esprits des jeunes. »

Au début de la matinée, les automobilistes sur qui on avait trouvé des objets dangereux étaient entendus en audition libre mais, à partir de 10h30, le dispositif a changé. Sans doute en raison de la multiplication des heurts dans la capitale.

« Désormais, dès qu’on trouve une arme ou un objet qui pourrait être une arme par destination, on place la personne en garde à vue », explique le capitaine Maignan.

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