Les lycéens manifestent à Bordeaux, plusieurs incidents

Publié le par angeline351

Les lycéens manifestent à Bordeaux, plusieurs incidents

Comme lundi, environ 200 lycéens ont occupé le pont de pierre, dans le centre de Bordeaux, ainsi que la place Stalingrad, sur la rive droite. Deux personnes ont été interpellées pour des jets de projectiles sur la police. Les policiers, qui dénombrent deux blessés dans leurs rangs, ont fait usage de gaz lacrymogène et de flash-balls pour disperser les manifestants

France Nature Environnement dénonce une «régression grave» après l'annonce d'un moratoire sur la fiscalité des carburants
Dans un communiqué, l'association France Nature Environnement a vivement dénoncé le moratoire sur la fiscalité des carburants annoncé par le gouvernement, jugeant que le premier ministre a commis "une grave erreur". "Il abdique le combat pour sauver la planète, sans pour autant répondre de manière pertinente à la colère exprimée", juge le président de l'association Michel Dubromel.

"Les taxes écologiques ne représentent qu'entre 7 et 8% du prix des carburants et le pétrole va continuer à se raréfier donc son prix va augmenter. Cette décision est consternante, c'est encore l'écologie qui trinque... Renoncer à la taxe carbone ne permettra pourtant pas de résoudre durablement les fins de mois difficiles des Français", poursuit Michel Dubromel.
à 14:24
Macron n'a pas prévu de s'exprimer après Philippe, précise l'Élysée
Emmanuel Macron n'a pas prévu de s'exprimer à ce stade après l'allocution d'Édouard Philippe, qui a annoncé trois mesures pour tenter d'apaiser la crise des "gilets jaunes", a précisé l'Élysée.

Le président "assume parfaitement" ce qu'a déclaré le premier ministre et ne "s'exprimera pas à ce stade", a-t-on indiqué de même source.
à 14:23
Mélenchon dénonce «les astuces à l'ancienne» du gouvernement

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mardi des "astuces à l'ancienne" et un "simple report de six mois de la surtaxe carburants" dans les annonces d'Édouard Philippe pour répondre à la crise des "gilets jaunes". "Le gouvernement n'a pas pris la mesure du moment", "une révolution citoyenne", a affirmé Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué. "Il pense pouvoir l'éteindre par des astuces à l'ancienne", mais doit "revenir aux urnes", a-t-il ajouté.

Le gouvernement "n'annonce toujours pas d'annulation de la surtaxe sur le carburant mais un simple report de six mois", ce qui équivaut à "reporter des décisions impopulaires après les élections" européennes de mai, a critiqué le patron des députés LFI.

"Rien n'a été annoncé sur la situation sociale actuelle des Français: pas de réforme de l'impôt et des taxes, pas de hausse du salaire minimum", a ajouté Jean-Luc Mélenchon. "La priorité du pouvoir reste donc de protéger les ultra-riches pour lesquels le rétablissement de l'ISF n'est toujours pas à l'ordre du jour".
à 14:22
Les mesures annoncées par Édouard Philippe coûteront 2 milliards d'euros
La suspension pour six mois de trois mesures relevant de la fiscalité écologique annoncée ce mardi par Édouard Philippe en réponse aux revendications des "gilets jaunes" va amputer les recettes de l'Etat de deux milliards d'euros en 2019, a déclaré une source gouvernementale à Reuters.

Un montant "à financer par des économies qui seront détaillées prochainement" car il n'y aura "pas de dégradation de la trajectoire budgétaire", a précisé cette source. Le gouvernement prévoit que le déficit public s'établisse à 2,8% du produit intérieur brut (PIB) l'an prochain.
à 14:21
Les élus locaux appellent Macron à «reconstruire le contrat social»
Les présidents des Régions de France, Hervé Morin, de l'Association des départements de France, Dominique Bussereau, et de l'Association des maires de France, François Baroin, ont lancé ce mardi un appel au chef de l'État à "reconstruire le contrat social" afin de sortir de la crise des "gilets jaunes". Dans une tribune publiée par Paris Match, les trois élus se déclarent à la disposition d'Emmanuel Macron et de son gouvernement pour contribuer "au dialogue national" pour trouver "l'apaisement dont la France a besoin aujourd'hui".

Les signataires appellent à "des gestes forts et immédiats, préalables à toute forme de discussion". "Le moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants est un préalable indispensable mais n'est plus la seule réponse à la hauteur des enjeux", soulignent-ils en réclamant aussi "un moratoire absolu sur la fermeture des services publics dans tous les territoires".

Les trois élus souhaitent également "co-construire un nouveau contrat social adapté aux enjeux du monde actuel", qui passe par "un vrai partenariat avec les collectivités, les partenaires sociaux et tous les corps intermédiaires". Et ils demandent une nouvelle fois au gouvernement "d'engager une nouvelle et profonde étape de décentralisation".
à 14:16
Pour Christian Jacob (LR), les annonces de l'exécutif arrivent avec «un retard considérable»
"Nous demandons la suppression, pas le report, la suppression immédiate des taxes au 1er janvier 2019 mais aussi ce qui suit sur la trajectoire, c'est-à-dire celles qui sont prévues pour 2020, 2021 et 2022", a précisé le président du groupe LR à l'Assemblée, Christian Jacob.

Les députés LR demandent en outre "la réindexation des retraites, des allocations familiales et des APL", les "heures supplémentaires défiscalisées" et "la baisse de la CSG pour les retraités", a-t-il ajouté devant la presse.

Pour Christian Jacob, les annonces de l'exécutif arrivent "avec un retard considérable. Ils ont réussi à mettre le pays dans un état d'insurrection. C'est la responsabilité directe du président de la République et du premier ministre". "Dans un abécédaire des conneries à ne pas faire, ils ont coché toutes les cases", a-t-il dit.
à 14:14

 

La première assemblée générale des «gilets jaunes» aura lieu dimanche à Toulouse
La première assemblée générale des "gilets jaunes" en France aura lieu à Toulouse, dimanche, révèle La Dépêche du Midi. La réunion portée par les "gilets jaunes d'Occitanie" a été déclarée en préfecture ce matin et aura lieu au lac de Sesquières à 15 heures. Il s'agira d'élire deux porte-parole (un homme et une femme) ainsi qu'une délégation de cinq personnes pour porter les revendications des "gilets jaunes". 

"Jusqu'ici, tout le monde veut être calife à la place du calife et personne n'a le courage de prendre les choses en main pour porter nos aspirations", précise au quotidien régional l'un des initiateurs de cette première AG, Jean-Michel Rossi, un chauffeur de taxi du Lauragais mobilisé depuis le 17 novembre. Ces élections "libres et démocratiques" seront aussi visibles sur un live Facebook.
à 13:55
Dégradations à l'Arc de Triomphe : 13 personnes présentées à un juge d'instruction
Treize personnes, dont un mineur, soupçonnées d'avoir commis samedi des dégradations à l'Arc de Triomphe lors des manifestations des "gilets jaunes", vont être présentées ce mardi à un juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen, a annoncé le parquet de Paris. Le parquet de Paris a requis l'ouverture d'une information judiciaire pour "intrusion non autorisée dans un lieu historique", "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradations", "recel", "vol aggravés" et "dégradations d'un bien classé commises en réunion".

Dimanche, Philippe Bélaval, président du Centre des monuments nationaux, avait affirmé que les dégradations subies par l'Arc de Triomphe, tagué et saccagé pendant la flambée de violences samedi, se chiffraient à plusieurs centaines de milliers d'euros.
Depuis lundi soir, 58 personnes majeures soupçonnées de violences à Paris samedi ont été déférées au parquet de Paris, s'ajoutant aux 163 déjà déférées auparavant, selon un nouveau bilan du ministère public.

Parmi elles, outre les suspects des dégradations de

l'Arc de Triomphe, 21 personnes doivent être jugées mardi après-midi en comparution immédiate au tribunal correctionnel. Deux audiences sont prévues pour l'occasion. 
à 13:51
«Le cap de réduction de la dette sera tenu» malgré les mesures annoncées, affirme Le Maire
Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a affirmé que "le cap de la réduction de la dette sera tenu" à la suite des mesures annoncées par Paris pour tenter de sortir de la crise des "gilets jaunes".

"On en a discuté avec le président de la République lundi soir. Il y a un cap fixé par le président qui est celui du respect de nos engagements européens, de la réduction de la dépense, de la réduction de la dette et de la réduction des impôts et, ce cap là, il sera tenu", a dit Bruno Le Maire devant des journalistes à Bruxelles.
à 13:46
Tarbes et Narbonne : jusqu'à un an de prison ferme pour des «gilets jaunes»
Huit "gilets jaunes" ont été condamnés à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme avec mandat de dépôt à Tarbes et Narbonne, après des heurts violents durant le week-end devant la préfecture des Hautes-Pyrénées et un violent incendie au péage de Narbonne. Un mandat de dépôt a été délivré lundi soir par le tribunal correctionnel de Tarbes à l'encontre de deux prévenus auxquels on reprochait d'avoir tenté de desceller les grilles de la préfecture à Tarbes. Ils ont été condamnés à huit mois et douze mois de prison ferme.

Lors de la même audience de comparution immédiate, quatre autres prévenus ont été condamnés à trois mois ferme et deux à six mois ferme. Toutes les peines ont été assorties d'une interdiction de port d'armes pendant deux ans et d'une interdiction de participer à une manifestation dans les Hautes-Pyrénées pendant deux ans. La situation s'était tendue samedi lors d'un rassemblement d'environ 700 personnes à Tarbes, quand un groupe de manifestants a tenté de "desceller les grilles de la préfecture", les forces de l'ordre faisant alors usage de gaz lacrymogènes.

À Narbonne, deux "gilets jaunes" ont été condamnés lundi en fin de soirée à quatre mois de prison ferme sans mandat de dépôt pour des violences commises contre des sapeurs pompiers et des gendarmes, à la dispersion d'une manifestation au péage de Narbonne dimanche, vers 1 heure du matin. La justice reprochait à cette femme de 31 ans, en situation de précarité, et à cet ancien militaire quadragénaire également inscrit à Pôle emploi, d'avoir jeté des projectiles sur les gendarmes et les pompiers, avec des gestes obscènes et des insultes, lors de la dislocation d'un rassemblement au péage de Narbonne Sud.
à 13:45
Les «Gilets jaunes» de Bordeaux «absolument pas satisfaits» des annonces de Philippe
"Nous ne sommes absolument pas satisfaits. Ce ne sont que des annonces pour calmer la situation", a réagi mardi après le discours d'Édouard Philippe, la chargée de communication de Yellow Friday Revolution, un groupe de "gilets jaunes" de la région bordelaise qui revendique près de 6.000 membres sur Facebook.

"Les actions vont continuer. Globalement, rien ne change", a dit Laure à l'AFP, après avoir écouté le premier ministre annoncer le gel pour six mois de la hausse de la fiscalité sur le carburant. "Il n'y a pas d'actions pour répondre à nos attentes sur la vie d'aujourd'hui. Il n'y a aucune mesure d'amélioration. Ce ne sont que des suspensions de mesures qui auraient encore aggravé notre situation", a-t-elle ajouté.

"Nos demandes vont bien au-delà de celles annoncées", a-t-elle souligné, évoquant notamment "la dissolution de l'Assemblée" ou "la remise à plat des institutions". Quant aux appels à la concertation d'Édouard Philippe, "ce n'est pas le premier ministre qui va nous dire quand vient le temps de dialoguer", a-t-elle lancé. Son groupe est, selon elle, décidé à manifester à nouveau à Bordeaux samedi et a entrepris des démarches pour se joindre à la marche pour le climat prévue le même jour.
à 13:44

 

Manifestation des lycéens : un lycée incendié près de Toulouse, un élève gravement blessé
Pour la deuxième journée consécutive, les lycéens manifestent à Toulouse contre la réforme du baccalauréat et Parcoursup, et parfois en soutien aux "gilets jaunes". Plusieurs heurts ont eu lieu dans la matinée. Le lycée Saint-Exupéry de Blagnac, en banlieue toulousaine, a été en partie incendié et fermé. 

 

.Par ailleurs, des incidents ont eu lieu en plusieurs endroits de la métropole, selon un communiqué de la préfecture de Haute-Garonne. Un élève a été sérieusement blessé au visage par un retour de flammes sur la route d'Albi. La préfecture indique que les forces de l'ordre ont été amenées à utiliser des gaz lacrymogènes pour "sécuriser les opérations d'extinction des incendies".

Ce qu'il faut retenir en ce début d'après-midi
Voici les trois principales informations à retenir de cette matinée : 

Les annonces d'Édouard Philippe. Le gouvernement «suspend pour six mois» la hausse de la fiscalité sur le carburant et les tarifs du gaz et de l'électricité «n'augmenteront pas pendant l'hiver», a annoncé le premier ministre. Cette suspension concerne trois mesures fiscales devant entrer en vigueur le 1er janvier 2019: la hausse de la taxe carbone, sur l'essence, le fioul et le diesel; la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l'essence et l'alignement sur la fiscalité des particuliers de la fiscalité du gazole des entrepreneurs non routiers. Le durcissement du contrôle technique automobile est lui aussi suspendu pour six mois.
Des «gilets jaunes» circonspects. Après les annonces d'Édouard Philippe, des «porte-parole» du mouvement ne cachent pas leur insatisfaction. «C'est se moquer des Français et remettre la taxe en place d'ici six mois», estime Benjamin Cauchy, membre du collectif des «gilets jaunes libres». Ce moratoire sur la hausse de la taxe sur les carburants, annoncé dans la matinée, a aussitôt été critiqué par plusieurs responsables politiques, qui l'ont jugé insuffisant. «Ça n'est évidemment pas à la hauteur des attentes et de la précarité», critique Marine Le Pen.

Un vote prévu à l'Assemblée. Le débat qui se

tiendra mercredi à l'Assemblée nationale sur la crise des «gilets jaunes» sera suivi d'un vote des députés, selon l'AFP. Le scrutin n'engagera pas la responsabilité du gouvernement. Ce débat sur la «fiscalité écologique et ses incidences sur le pouvoir d'achat» se tiendra à partir de 15 heures en lieu et place de la traditionnelle séance de questions au gouvernement. En attendant, le premier ministre sera présent cet après-midi dans l'Hémicycle pour répondre aux questions des députés. 

Eric Drouet appelle à manifester samedi malgré les annonces du gouvernement

 
Eric Drouet, l'un des porte-parole des "gilets jaunes", a indiqué à son tour qu'il manifestera samedi à Paris malgré les annonces d'Édouard Philippe. "C'est malheureux, mais on est obligé d'aller manifester notre mécontentement. C'est le seul moyen de montrer que pratiquement tous les 'gilets jaunes' ne sont pas du tout d'accord avec les mesures annoncées. Et, de toute façon, ça continuera tant qu'il n'y aura pas de réels changements".

Benjamin Cauchy : «Ce n'est pas ce que nous espérions»
L'un des porte-parole des "gilets jaunes", Benjamin Cauchy, n'est pas satisfait des annonces du gouvernement. Ce membre du collectif "les gilets jaunes libres" a indiqué au micro de BFMTV qu'il espérait "l'annulation de la hausse des taxes sur le carburant", et non un "simple moratoire" après les annonces d'Edouard Philippe. 

Selon lui, un moratoire est "soit un camouflet politique déguisé, soit c'est se moquer des Français et remettre la taxe en place d'ici six mois". Il a également indiqué attendre prochainement "des états généraux de la fiscalité". 

Un «gilet jaune» reçu à sa demande à l'Élysée

 
Un «gilet jaune» qui a récemment fait une grève de la faim a été reçu ce matin à l'Élysée, selon la présidence. Portant une parka jaune, Patrick de Perglas, surnommé Gépy, a été accueilli à sa demande par un membre du cabinet de la présidence, quelques jours après avoir été reçu par le premier ministre. Emmanuel Macron «est passé le saluer et a eu un court échange avec lui», précise l'Élysée. Il s'agissait d'une «démarche individuelle» initiée par l'intéressé et non de la réception d'une délégation, souligne la présidence.
 
Selon le Journal de Saône-et-Loire, Gépy était «en pourparlers avec l'Élysée depuis dimanche soir». «Nous les avons relancés plusieurs fois et nous avons eu la confirmation de cet entretien lundi en fin de soirée, lorsque Gépy est arrivé à Paris», a précisé David Girardot, son coéquipier. Originaire de Saône-et-Loire, Patrick de Perglas se présente comme «un pacifiste» qui dit avoir mené une grève de la faim de 11 jours et marché de Châlon à Paris en soutien au mouvement des «gilets jaunes».

Édouard Philippe : «Le gouvernement n'accepte

pas les violences»
Avant de conclure, Édouard Philippe revient sur les violences qui ont émaillé les précédentes manifestations. «Tous les Français ont le droit de manifester, reconnaît le premier ministre. Mais tous les Français ont aussi le droit à la sécurité. Le gouvernement n'accepte pas les violences.» Il prévient ensuite : «Les auteurs de ces actes sont recherchés et seront punis. S'il y a une nouvelle journée de mobilisation samedi, elle doit être déclarée et se dérouler dans le calme.» 

Et de conclure: «C’est maintenant le temps du dialogue. J’ai la conviction profonde que quand on met des Français de volonté autour d’une table, on trouve des solutions. C’est ce que je vous propose de faire.»

Édouard Philippe estime que la hausse du Smic sera de 3% en janvier
Pour le premier ministre, le Smic sera réévalué de 3% en janvier prochain. «C'est l'une des plus importantes de ces 25 dernières années», affirme-t-il. «Notre objectif est que le travail paye, et nous avons bien entendu les Français qui nous demandent d'accélérer.»

À noter qu'aucun «coup de pouce» n'a été annoncé sur le Smic.
à 12:45
Édouard Philippe annonce une concertation nationale sur les impôts
Édouard Philippe veut par ailleurs ouvrir un large débat sur les impôts et les dépenses publiques qui débutera le 15 décembre pour prendre fin le 1er mars. 

Il faut plus de transparence. Notre système fiscal est très complexe et beaucoup critiqué, car il serait injuste. Les Français ne veulent ni hausse d'impôt ni nouvelle taxe. Il faut débattre du juste niveau des services publics sur les territoires», juge le premier ministre. «Les Français ne veulent ni hausse d'impôts ni nouvelles taxes. Si les impôts baissent, il faudra que les dépenses baissent», tranche-t-il.
à 12:43
Suspension pour six mois de l'augmentation du prix du gaz et de l'électricité

Le premier ministre annonce également la suspension pour six mois de la hausse des prix du gaz et de l'électricité. Il «n'augmenteront pas pendant l'hiver», annonce-t-il. «Aucune taxe ne mérite de mettre en danger l'unité de la nation», justifie-t-il.

Edouard Philippe suspend pour six mois la taxe sur les carburants

«Trois mesures fiscales devaient entrer en vigueur le 1er janvier prochain: la hausse de la taxe carbone sur l'essence, le fioul et le diesel ; la convergence de la taxation du gazoil sur l'essence, et l'alignement de la fiscalité du gasoil pour les professionnels avec celle appliquée au particulier», rappelle Édouard Philippe. «Je suspend pour six mois l'application de ces mesures fiscales», dit-il.


Édouard Philippe : «Il faudrait être sourd pour ne pas voir ou entendre la colère»

«De nombreux Français expriment leur colère sur les ronds-points, les péages... Cette colère vient de loin, elle a longtemps couvé, elle est souvent restée muette par pudeur ou par fierté. Elle est aujourd’hui exprimée. Il faudrait être sourd ou aveugle pour ne pas la voir ou l'entendre», indique Édouard Philippe qui s'exprime depuis Matigon. «Cette colère, je l'entends» ajoute-t-il tout assurant en mesurer «la force et la gravité». 

Aurore Bergé : «On avait besoin de faire cette pause»

«On avait besoin de faire cette pause, reconnaît devant la presse la députée En Marche ! Aurore Bergé à l'issue de la réunion entre les parlementaires de la majorité et le premier. On arrive à un niveau pas acceptable de risque de violences pour les Français et qui ne permet pas de réformer le pays.» 

Et d'ajouter : «Je préfère prendre le risque d'arrêter une hausse de taxe plutôt que de prendre le risque que la démocratie soit fragilisée.»

Édouard Philippe prépare d'autres annonces
Outre le moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants, le premier ministre, Édouard Philippe, devrait également faire des annonces sur le contrôle technique et les tarifs de l'électricité et du gaz.

Wauquiez : «On est prêts à s'engager dans une sortie de crise»
Le groupe parlementaire des Républicains se réunit également. «On est prêts à s'engager dans une sortie de crise, mais les réponses du gouvernement doivent être à la hauteur», juge Laurent Wauquiez devant les députés. «La responsabilité des Républicains, c'est de permettre de ramener de la sérénité dans le pays. On a un supplément de responsabilité, on n'est pas la France insoumise ni le Rassemblement national», ajoute-t-il.

Toutefois, le chef de file des Républicains met toutefois en cause la gestion de crise du gouvernement. «L'exécutif a tendu toutes les cordes du pays jusqu'à la rupture, juge-t-il. Il y a un an déjà, on avait dit que les augmentations de taxes ne passeraient pas. On l'a redit quand le mouvement a commencé. Ils n'ont pas voulu nous écouter.» Il ajoute: «Aujourd'hui, ils annoncent des mesures qui auraient dû être prises il y a bien longtemps.»

Bernard Cazeneuve critique la gestion de la crise par l'exécutif

L'ancien premier ministre Bernard Cazeneuve ne ménage pas ses critiques contre l'exécutif. «La modernité, ce n’est pas l’application brutale des recettes les plus classiques du libéralisme économique le plus vieillot dans l’ignorance des angoisses profondes du peuple», critique-t-il dans un entretien au Monde. «Un chef n’est pas moins un chef s’il cherche à comprendre le peuple et se montre capable de sceller de solides compromis avec lui», ajoute-t-il.

Un moratoire qui ne satisfait pas les «gilets jaunes»

Plusieurs figures du mouvement jugent insuffisant le moratoire que devrait annoncer le premier ministre. «C'est une première étape», salue Benjamin Cauchy, figure des «gilets jaunes» en Haute-Garonne interrogé par l'AFP. «C'est la preuve que lorsqu'il y a de la volonté politique, on peut écouter le peuple. Maintenant les Français ne veulent pas des miettes, ils veulent la baguette au complet.»

«C'est de la cacahuète», surenchérit sur BFMTV Christophe Chalençon, figure du mouvement dans le Vaucluse. Lui réclame «un geste très fort», avec une hausse du Smic «de suite, le pouvoir d'achat c'est pas dans trois mois que les gens le souhaitent.» Laetitia Dewalle, figure de la protestation dans le Val-d'Oise, salue sur la même chaîne un premier pas mais «c'est un pas de fourmi par rapport à toutes les revendications qui maintenant sont posées».

«Si c'est un moratoire de trois mois, c'est clair que ça ne suffira pas» juge de son côté Jacline Mouraud, figure de la contestation dans le Morbihan, sur LCI. «Il faut que ce soit aussi accompagné d'une remise à plat de la fiscalité, il faut des mesures concrètes rapidement.»
à 10:58
Le premier ministre prendra la parole d'ici 13 heures
Matignon annonce que le premier ministre, Édouard Philippe, va s'exprimer avant 13 heures, à l'issue de sa réunion avec les députés de la majorité. 

Édouard Philippe confirme devant les députés l'idée d'un moratoire
Édouard Philippe prend la parole devant les députés de la majorité présidentielle. «Nous devons apaiser la situation pour les Français», déclare le premier ministre devant les élus LaREM et MoDem de l'Assemblée. 

Il annonce qu'il présentera des «gestes d'apaisement» à la télévision une fois cette réunion terminée, confirmant un moratoire sur la hausse de la taxe sur la hausse des carburants. «Ces gestes ont été convenus avec le président de la République», précise-t-il avant d'annoncer par ailleurs un «grand débat» sur la fiscalité et la mobilité.

«Ce que nous vivons est un moment central de ce qui se passe dans le quinquennat, assure le chef du gouvernement, le climat de très grande violence dit beaucoup de l'état de notre démocratie et des menaces auxquelles elle est confrontée.»

Des dizaines de lycées toujours bloqués, surtout à Marseille
Plusieurs dizaines de lycées sont toujours perturbés mardi matin en France, dans la poursuite du mouvement commencé lundi, selon les données du ministère de l'Éducation nationale. C'est à Marseille que les lycéens sont le plus mobilisés: la ville compte 21 établissements perturbés, dont dix en blocage total. Au total, 23 lycées sont perturbés sur l'académie de Marseille-Aix-en-Provence.

À l'Assemblée, le débat sur les «gilets jaunes» sera suivi d'un vote
Le débat mercredi à l'Assemblée nationale sur la crise des «gilets jaunes» sera suivi d'un vote des députés qui n'engagera pas la responsabilité du gouvernement, a appris l'AFP de source parlementaire à l'issue de la conférence des présidents à l'Assemblée.

Ce débat sur la «fiscalité écologique et ses incidences sur le pouvoir d'achat» se tiendra à partir de 15 heures en lieu et place de la traditionnelle séance de questions au gouvernement.

Après avoir décliné l'invitation de Matignon, Jean-François Barnaba, «gilet jaune» venu de l'Indre, assure sur France Inter ce matin travailler à une liste de candidats pour les élections européennes prévues à la fin mai. 

Le patron du Medef prône un moratoire sur les taxes

Le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, plaide lui aussi dans une interview au Parisien pour un moratoire sur les hausses de taxes sur l'essence et le diesel prévue au 1er janvier, le point sur lequel s'est cristallisée la contestation.  «Nous ne pouvons pas nous permettre un week-end supplémentaire de même nature que ceux que nous avons vécus», estime-t-il. «Sinon, il y aura un risque très fort sur l'emploi. Nous sommes sur le point de basculer vers le chômage partiel. Nous sommes quasiment en état d'urgence économique.»

Publié dans INFORMATION

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article