Le saviez-vous ? Être intérimaire et en CDI, c'est possible !

Publié le par angeline351

Le saviez-vous ? Être intérimaire et en CDI, c'est possible !

Entré en vigueur en 2014, le CDI intérimaire (CDII) offre au candidat la sécurité de l'emploi. Méconnu, ce contrat tend à se démocratiser. Plusieurs agences d'intérim en proposent dans le Loiret. Explications.
Signer un contrat à durée indéterminée... intérimaire. La notion peut paraître paradoxale ! Et pourtant, depuis l'accord sur la sécurisation des parcours professionnels des intérimaires du 10 juillet 2013 et son entrée en vigueur en 2014, c'est possible ! Ce "CDII" comme on l'appelle (contrat à durée indéterminée intérimaire) a depuis été sanctuarisé dans le code du Travail dans le cadre de la loi Avenir professionnel adoptée en août. 

Mais qu'est-ce que c'est ?
Le CDII est un CDI classique signé entre l'intérimaire et son agence de travail temporaire. L'intérimaire continue d'effectuer des missions en entreprises, mais il devient salarié de son agence d'intérim. Il est donc rémunéré entre deux missions. 

À qui ça s'adresse ?
Évidemment, les agences d'intérim réservent ce type de contrat à leurs "meilleurs éléments", ceux qu'elles sont sûres de faire travailler régulièrement, parce qu'ils disposent des compétences et du savoir-être requis par les entreprises.  

Les avantages
Principal avantage : "l'intérimaire passe d'un contrat précaire à un contrat pérenne, résume Nicolas Goglu, responsable région Centre du groupe Partnaire (sept agences dans le Loiret). Cela permet au candidat d'aller vers des avantages personnels, type prêt banquaire ou autres."

Deuxième avantage : les missions peuvent être plus longues. Dans le cadre d'un CDII, elles peuvent être portée à 36 mois, au lieu de 18 dans le cadre d'un contrat intérimaire classique.

Enfin, entre deux missions, le salarié peut se former. Cette période est comptabilisée dans le cadre de l'ancienneté et du droit aux congés payés.

Les freins
Il faut savoir que les CDII comprennent des clauses de mobilité. Autre point négatif, le salarié en CDII ne perçoit plus ses indemnités de fin de mission. 

Enfin, à chaque fin de mission, il doit se tenir disponible à tout moment pour effectuer une nouvelle mission (sauf s'il a posé des congés payés). Il devra accepter toute mission qui correspond à son contrat de travail, à condition que le salaire soit au moins égal à 70 % de celui qu'il a perçu pour la mission précédente.

Quelle est la rémunération ?
Une rémunération minimale (qui ne peut pas être en-dessous du Smic) est fixée par l'agence d'intérim. Pendant sa mission, le salarié perçoit le salaire équivalent à son poste dans l'entreprise dans laquelle il travaille. Si ce salaire est inférieur à la rémunération mensuelle prévue dans son contrat de travail, l'agence d'intérim lui verse un complément. Si ce salaire est supérieur, l'agence ne lui verse rien. 

Qui en propose ?
Ce type de contrat n’est pas encore très répandu localement. Mais "il tend à se développer", affirme Didier Roche, responsable régional de Prism'emploi, la fédération des professionnels de l'intérim et du recrutement. Les agences y voient "un outil de fidélisation" et de "pérennisation de l’emploi".

La plupart des grands noms de l'intérim proposent ce CDI intérimaire : Adecco, Manpower, Partnaire, Artus Interim, etc. 

"Nous en avons signé une centaine dans la région, tous secteurs d'activité confondus, comptabilise pour sa part Nicolas Goglu, de Partnaire.

"Nous sommes la PME française indépendante qui en fait le plus signer. Mais on le fait de manière socialement correcte. Nous n'avons pas d'objectifs commerciaux sur ce contrat, précise le responsable. Nous étudions chaque cas. Je reçois personnellement les candidats en entretien pour leur expliquer les avantages, mais aussi les possibles freins du contrat."   

Publié dans VOS DROITS

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