Vivarte : un nouveau caillou dans la chaussure ?

Publié le par angeline351

Après l’espoir d’une extension du site du Centre logistique de la chaussure les syndicats sont inquiets malgré le démenti de la direction.

Il aura fait couler beaucoup d’encre ces dernières années, le Centre logistique de la chaussure d’Issoudun. Et ce n’est pas terminé. Philippe Visse, représentant CFTC, le dit depuis quelque temps déjà et le répète à l’envi : « Je croirai à l’extension du site quand je verrai les premiers tractopelles arriver ! » Et pour l’heure, ils ne sont toujours pas arrivés mais cela n’a finalement rien d’anormal car pour le directeur du site, Jérôme Bergeon, la construction du bâtiment de 2.400 m2 devrait démarrer en 2020 : « Le temps de déposer les documents administratifs et les études, cela prend du temps. Le nouveau site sera opérationnel en 2021. Et à ce jour, il n’y a aucune remise en question du projet. »
A quelques jours de son départ, annoncé tardivement, pour d’autres aventures à l’extérieur du groupe Vivarte, le propos manque quelque peu de crédibilité. C’est en tout cas le ressenti des syndicalistes interrogés : « C’est son bébé, cette extension. Il est ici depuis treize ans et part presque en catimini. Il sera remplacé par son supérieur, Jean-Michel Fabre, qui cumulera avec ses autres fonctions. »
Une direction rassurante
Une annonce qui s’ajoute à la vente de trois enseignes début 2019, à savoir San Marina, Minelli et Comos Paris : « Il ne restera plus que deux enseignes au sein du groupe Vivarte : Caroll et la Halle » poursuit M. Visse.
Un propos corroboré par Jean-Louis Alfred, coordinateur CFDT pour Vivarte : « En 2019, il n’y aura plus de groupe Vivarte car Caroll sera vendu au printemps. Vous vous rendez compte que l’on aura vendu vingt et une entreprises, sur les vingt-deux du groupe en 2013. »
« Patrick Puy, le P-DG, disait, en juillet dernier, qu’on ne vendrait plus d’enseigne et trois mois après, il fait l’inverse. On n’arrête pas de nous mentir, alors comment voulez-vous, dans ces conditions, croire à l’extension du site issoldunois ? » interroge, dépité, le syndicaliste CFTC.
« Renflouer les caisses en vendant, c’est leur principal objectif », résument les deux syndicalistes, rappelant au passage que le groupe a une dette de 300 millions à honorer avant octobre 2019.
Mais pour la direction du groupe, il n’est pas question de déroger à ce qui a été établi : « Le projet avance dans les délais et le permis de construire sera déposé en début d’année. M. Bergeon s’en va car il a eu une proposition intéressante. Quant aux chausseurs qui ont été revendus, cela n’a aucun lien. Ils ont leurs entrepôts dans le Sud de la France, ce qui ne change rien au centre logistique d’Issoudun », affirme Mme Frugier, directrice de la communication de Vivarte.
De son côté, André Laignel dit n’avoir eu aucun son de cloche différent de ce qui a été initialement prévu et ne doute pas que l’extension sera réalisée comme il en a été convenu.
Reste que chaque bouleversement au sein du groupe suscite interrogations et suspicions : « Nous serons attentifs à la personne qui sera nommée sur le site d’Issoudun après l’intérim de M. Fabre. Elle nous donnera des indices sur le logisticien à venir », ajoute M. Alfred. De quoi inquiéter durablement les 546 salariés des sites d’Issoudun et de Montierchaume.

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