Près de la moitié des salariés travaillent en France en horaires atypiques

Publié le par angeline351

Sur un mois, 10,4 millions de Français ont travaillé au moins une fois le soir, la nuit, le samedi ou le dimanche.

Il n'y a pas que les boulangers, les pompiers, les infirmières, les restaurateurs ou les policiers qui travaillent, en France, en «horaires atypiques» - en comparaison avec les horaires standards en journée, du lundi au vendredi. Selon une note du ministère du Travail, 44 % des salariés ont été l'année dernière, sur un mois, soumis à au moins un horaire de travail atypique sur leur lieu de travail, à leur domicile ou ailleurs. Soit 10,4 millions de personnes qui ont, le mois observé, travaillé au moins une fois le soir (entre 20 heures et minuit), la nuit (entre minuit et 5 heures), le samedi ou le dimanche.

Travail de nuit pour 7% des femmes

Le travail en horaire atypique concerne un peu plus les hommes que les femmes (44,2% contre 43%), les employés que les ouvriers (49% contre 39,2%) et les cadres que les professions intermédiaires (44,9% contre 40,3%). Dans le détail, les fonctionnaires travaillent de manière atypique plutôt le soir et le dimanche pour assurer la continuité de la vie sociale, la permanence des soins ou la sécurité des personnes et des biens, tandis que les salariés du privé se concentrent plutôt sur le samedi dans le tertiaire (5,2 millions) et la nuit dans l'industrie (440.000). Le travail la nuit n'est d'ailleurs plus une spécificité masculine depuis 2001: l'an dernier, 7 % des femmes et 15 % des ouvrières (soit 122.000 personnes) faisaient acte de présence entre minuit et 5 heures. Enfin, être présent au travail le samedi va souvent de pair avec le fait d'y être le dimanche, et les horaires de soirée avec ceux de nuit. Et les salariés à temps partiel sont aussi exposés que les temps plein mais concentrent leur activité plutôt le samedi.

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