Pour protester contre un tweet de Gérald Darmanin, le Sénat suspend ses travaux

Publié le par angeline351

Pour protester contre un
tweet de Gérald Darmanin, le Sénat suspend ses travaux

Dans son tweet, le ministre des Comptes publics a critiqué une mesure fiscale votée par le Sénat en faveur des élus des petites communes...

Un tweet qui ne passe visiblement pas très bien. Pour protester contre le message posté par Gérald Darmanin, le Sénat a suspendu, ce vendredi soir, l’examen du projet de budget 2019. Dans son tweet, le ministre des Comptes publics critiquait une mesure tout juste votée par la chambre haute en faveur des élus des petites communes.

A la demande du chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui a dénoncé « une attaque contre la démocratie, et même contre la République », la séance a d’abord été suspendue. Elle a ensuite été levée jusqu’à l’issue de la conférence des présidents convoquée samedi matin, en présence du ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau.

« Ce gouvernement a un fil rouge, c’est l’élu bashing »

La révolte a commencé après que les sénateurs ont adopté à l’unanimité, dans le cadre du projet de budget pour 2019, un amendement prévoyant pour les indemnités que perçoivent les maires des petites communes, le retour partiel au régime fiscal d’avant 2017, plus favorable. Une mesure contre laquelle le ministre a d’ores et déjà annoncé qu’il s’y opposerait.

« Il y en a marre que ce gouvernement tape les élus. Ce gouvernement a un fil rouge, c’est l’élu bashing. Ce que fait M. Darmanin, on ne peut pas l’accepter », a alors lancé Bruno Retailleau, en demandant une suspension de séance.

A la reprise, Bruno Retailleau a annoncé qu’après consultation du président du Sénat Gérard Larcher, une conférence des présidents se tiendrait samedi matin.

« Nous avons simplement voulu revenir à une situation antérieure pour régler une injustice grave »
« Nous n’avons voulu accorder aucun privilège fiscal. Nous avons simplement voulu revenir à une situation antérieure pour régler une injustice grave », a-t-il expliqué, dénonçant « un mensonge » du ministre. Il s’agit de « revenir sur une mesure dont on n’avait pas mesuré les conséquences », a opiné Claude Raynal (PS), tandis qu’Yvon Collin défendait « une mesure d’équité, pas un privilège nouveau ».

« Nous voulons marquer ensemble que nous refusons ce mépris », a déclaré Vincent Capo-Canellas (centriste), dénonçant des propos « quasi-injurieux » du ministre. Eric Bocquet (CRCE à majorité communiste) a pointé « une initiative inacceptable dans le climat actuel ». Le secrétaire d’Etat aux Comptes publics Olivier Dussopt a indiqué avoir « relayé » auprès du Premier ministre la demande de Bruno Retailleau qui souhaitait « savoir si ce tweet fait partie de la communication officielle du gouvernement ».

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article