Périgueux : une cinquantaine de soignants sur le rond-point de l'hôpital pour dénoncer le manque de personnel

Publié le par angeline351

Périgueux : une cinquantaine de soignants sur le rond-point de l'hôpital pour dénoncer le manque de personnel

Les équipes de nuit de l'hôpital de Périgueux ont voté une grève illimitée le 29 octobre. Ils dénoncent le manque d'effectif, et demandent le recrutement de plusieurs aides-soignants et infirmières. Ce lundi, ils étaient une cinquantaine sur le rond point de l'hôpital pour dire leur ras-le-bol.

Avec leurs blouses blanches, on ne peut que les remarquer en arrivant au niveau du rond-point de l'hôpital. Par petits groupes, ils arrêtent les voitures pour leur donner la lettre ouverte qu'ils ont adressé à leur directeur : "Par la présente, l'équipe de nuit du Centre Hospitalier de Périgueux vous prie de prendre acte de sa démission collective", voilà le début du courrier. 

"Une fausse démission" s'empresse de préciser un aide-soignant, mais il faut marquer le coup : en grève depuis le 29 octobre, ils sont une cinquantaine à se rassembler sur le rond-point ce lundi 5 novembre. Ils dénoncent une gestion des équipes basée sur les chiffres et non sur l'humain

Nous sommes en restriction de personnel quasiment toutes les nuits, explique l'une des membres de l'équipe qui préfère rester anonyme. _L'hôpital ne veut pas faire de recrutement, nous n'arrivons pas à avoir de postes supplémentaires. La prise en charge des patients est vraiment compliquée. Le nombre de soins est en augmentation continue, et malgré tout on nous réduit les effectifs."  _Conséquence de ce manque de personnel : les membres de l'équipe sont rappelés pendant leur journée de repos, leur RTT voire même leurs congés annuels. Une atteinte à leur droit à la déconnexion selon eux, ainsi qu'à la régularité de leur planning, nécessaire pour travailler de nuit dans de bonnes conditions. 

Huit recrutements nécessaires pour retrouver des conditions de travail plus sereines
L'équipe de nuit est composée d'environ 180 personnes, mais certains postes ne sont pas pourvus. Il faut aussi compter avec les arrêts maladie. "Il suffirait de quatre aides-soignants et quatre infirmières de plus pour que ça marche !" précise cette même soignante. "Ils sont au bord du burn-out ! ajoute Catherine Autier, secrétaire adjointe de la CFDT de l'hôpital. Ils attendaient des réponses précises que la direction n'a pas été en mesure de leur donner, elle-même victime de restrictions qu'on lui impose, et d'injonction des organismes de tutelles comme l'ARS et le ministère." Ainsi, la direction n'aurait proposé que des réorganisation des équipes. 

Une nouvelle occupation du rond-point de l'hôpital est prévue vendredi 9 novembre. Le mouvement est appelé à tenir, "jusqu'à ce qu'il lâche" conclue la soignante, avant de repartir distribuer la lettre ouverte signées par elle et ses collègues aux automobilistes. 

 

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