Négociation branche Mutualité : Salaires 2019

Publié le par angeline351

Négociation branche Mutualité : Salaires 2019

 

Négociation Branche Mutualité : SALAIRES 2019 

La négociation relative aux augmentations des rémunérations minimales

annuelles garanties (RMAG) 2019 se tiendront sur 4 réunions : les 28 septembre, 23 octobre, 9 novembre et 7 décembre.

En séance du 28 septembre, les employeurs mutualistes ont proposé une enveloppe d’augmentation générale globale de 0,6% des RMAG soit une enveloppe qui peut être utilisée par les mutuelles pour toutes les catégories professionnelles ou être modulée. 
Ils ont fait remarquer que ce mandat était trois fois supérieur à celui de 2018…

En réponse, les organisations syndicales en interfédérale ont revendiqué des propositions pérennes quant à la RMAG, la valeur du point et la rémunération "plancher".
Elles ont rappelé également l'engagement de l'association nationale des employeurs de la mutualité (ANEM) pris avant l'été, à savoir la prise en compte de l'inflation.
Elles ont demandé :
- l'augmentation générale des RMAG de +3,5%
- l'augmentation de la valeur du point de +3,5%
- l'augmentation de la rémunération "plancher" à 20 305 €.

Les employeurs ont estimé leurs propositions irréalistes et ont proposé de revenir avec de nouvelles pistes à la réunion du 23 octobre.

Le 23 octobre, les employeurs mutualistes ont présenté aux fédérations syndicales leur nouvelle proposition, c’est-à-dire une enveloppe globale d’augmentation des RMAG à 0,7% mais différenciée selon les catégories professionnelles de façon à faire évoluer plus sensiblement les tranches des employés (E) :
- E1 : + 3,5%
- E2 : + 2,3%
- E3 : + 2%
- E4 et T1 : + 0,7%
- T2 et C1 : + 0,3%
- Pas d’augmentation des RMAG pour les classes C2, C3 et C4.

Ils ajoutent qu’ils n’ont pas de mandat pour revoir le salaire plancher à la hausse, renvoyant la discussion aux négociations à venir (selon l’agenda social 2018/2019).

Ils soulignent avoir entendu les revendications syndicales en privilégiant les salariés qui ne peuvent pas bénéficier d’augmentation collective dans leur mutuelle (à défaut de négociation), et qui ont moins de perspective d’évolution dans leurs métiers.
Ne soyons pas dupes ! L’augmentation de la RMAG de la première classe de la catégorie Employés équivaut à aligner la rémunération minimale annuelle garantie des E1 au SMIC annuel à quelques euros près et reste inférieure à la rémunération "plancher" de 19 000€. De plus, ils représentent moins de 1% de l’effectif de la branche Mutualité.


Les fédérations syndicales insatisfaites leur ont présenté une contre-proposition :
- E1 : +3,5%
-Toutes les autres catégories : + 2,91%

Pourquoi 2,91% ? 
Elles se sont appuyées sur l’augmentation cumulée du 1er janvier 2017 au 30 septembre 2018 du coût de la vie (INSEE) mais également sur celle du PMSS (plafond mensuel de la sécurité sociale) en insistant sur la perte du pouvoir d’achat des salariés et sur la précarisation de ceux qui ont des budgets calculés au plus juste.

Pour se défendre, les employeurs affirment que les augmentations générales ne sont réalisables que dans un secteur porteur et dont on connait l’avenir. Ils estiment que ce n’est plus le cas de la Mutualité. Ils précisent que la transformation des métiers qui est un chantier vital pour les mutuelles coûte cher. Ils mettent aussi l’accent sur les coûts salariaux en raison des promotions et des augmentations individuelles. En outre, ils sont persuadés que le futur travail à mener sur la modernisation de notre convention collective aura des effets sur la rémunération.

Les fédérations syndicales revendiquent une augmentation générale des salaires pour tous les salariés de la Mutualité de façon qu’ils bénéficient tous d’une véritable augmentation de leur pouvoir d’achat. La proposition actuelle ne coûte mécaniquement rien aux employeurs mutualistes. Il est indispensable qu’ils revoient leur position afin d’éviter de nouveau un blocage des négociations.

Les employeurs annoncent qu’ils reviendront en plénière du 9 novembre avec une nouvelle proposition sur le principe de la différenciation.

Le vendredi 9 novembre s’est tenue la troisième et dernière réunion NAO de la branche Mutualité.

Les employeurs mutualistes ont présenté aux fédérations syndicales leur ultime proposition d'augmentation des RMAG pour 2019 :
- E1 : + 3,5% (610€)
- E2 : + 2,7% (482€)
- E3 : + 2,3% (424€)
- E4 et T1 : + 0,8% (154€ et 168€)
- T2 et C1 : + 0,4% (97€ et 105€)
- C1, C3 et C4 : + 0,2% (71€, 87€ et 126€)

Les organisations syndicales rappellent leurs propositions du mois dernier, exceptée la CFDT qui rompt sans prévenir l'interfédérale.

Après une nouvelle suspension de séance demandée par l'ANEM, les employeurs annoncent qu'ils ne reverront pas leur proposition et que la négociation était terminée.

Hier UGEM, aujourd’hui ANEM… Malgré le changement affiché en faveur d’un dialogue social plus ouvert au niveau de la branche, les employeurs se cachent derrière la marge de manœuvre qu’ils veulent laisser aux entreprises au profit de l’individualisation de la rémunération, du salaire au mérite et restent sourds aux revendications des organisations syndicales en matière d’augmentations générales des RMAG.

C’est le changement de l’ANEM dans la continuité de l’UGEM.

Le bureau de la section fédérale qui s'est réuni jeudi 15 novembre, décide à l'unanimité des présents de ne pas signer l'accord sur la politique salariale de la branche au titre de l'année 2019.

*UGEM Union des groupements des employeurs mutualistes ANEM Association nationale des employeurs de la mutualité.

Nadine DUBOE
Secrétaire adjointe section fédérale OSDD
06 16 83 13 17

Publié dans COMMUNIQUE FO

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