"Les employeurs ne peuvent pas refuser de payer pour les mobilités" selon Yves Veyrier (FO)

Publié le par angeline351

"Les employeurs ne peuvent pas refuser de payer pour les mobilités" selon Yves Veyrier (FO)

Le nouveau secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier, regrette que la plupart des salariés financent seuls leurs déplacements domicile-travail, et demande aux employeurs de faire des propositions. Selon lui, les annonces sur la mobilité faites par le gouvernement lundi 26 novembre ne suffiront pas à répondre aux attentes des gilets jaunes.

Le gouvernement a annoncé qu’une prime "mobilité durable" pourrait être versée par les employeurs à leurs salariés se rendant à leur travail en covoiturage ou vélo, et que cette prime serait exonérée de cotisations et impôts jusqu’à 400 euros. Est-ce que cela répond à vos attentes ?

Yves Veyrier - Qu’on inclue dans la prime Transport des dispositifs qui favorisent les mobilités durables, je suis bien sûr pour. Mais cela ne peut pas suffire ! En 2005, Force ouvrière s’est battu pour que les salariés qui ne bénéficient pas d’une prise en charge à 50% de leur abonnement aux transports en commun, parce qu’ils sont obligés de prendre leur voiture, ne soient pas pénalisés en termes de pouvoir d’achat. A l’époque, FO parlait de "chèque transport". Nous avons été partiellement entendus, puisque depuis 2008, si un accord d’entreprise le prévoit, l’employeur peut verser une prime transport, exonérée de cotisations jusqu’à 200 euros par an et par salarié. Mais ce n'est pas obligatoire. Plutôt que d’inventer des dispositifs nouveaux, l’Etat devrait redonner une impulsion à cette prime.

Comment ? Quel peut être le rôle de l’Etat sur un sujet qui relève du dialogue social interne à l’entreprise ?

D’une part, l’Etat peut demander aux branches de signer des accords sur ce sujet. 

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