Les cheminots FO plus que jamais sur les rails

Publié le par angeline351

Les cheminots FO plus que jamais sur les rails

Du 16 au 22 novembre, 150 000 cheminots seront appelés à élire leurs représentants aux 33 CSE du groupe public SNCF. En campagne, la Fédération FO des Cheminots continue de porter haut et fort les revendications, comme elle l’a fait d’un bout à l’autre de la grève du printemps dernier contre le nouveau pacte ferroviaire.

Les nouveaux comités sociaux et économiques (CSE) de la SNCF vont remplacer, en les fusionnant, 31 comités d’entreprise, environ 250 instances DP et 600 CHSCT. Ce sont ainsi au bas mot 90% des élus, toutes organisations syndicales confondues, qui passent à la trappe, en application d’une des mesures phares des ordonnances Macron, a dénoncé la Fédération FO-Cheminots qui a déposé 93 listes sur 99 possibles, (puisqu’il y a trois collèges) dans tous les CSE.

Mais le caractère totalement inédit du contexte dans lequel vont se dérouler ces élections découle aussi de l’adoption, il y a moins de six mois, du nouveau pacte ferroviaire, qui transforme la SNCF en société anonyme et programme la fin de l’embauche au statut à partir du 1er janvier 2020, dans le cadre de l’ouverture du secteur ferroviaire à la concurrence.

Et l’on est en droit de penser que le positionnement des différentes organisations syndicales durant la grève contre cette réforme va fortement peser dans le choix des cheminots au moment de mettre leur bulletin dans l’urne.

D’un bout à l’autre du conflit, la fédération FO a porté haut et fort la revendication exprimée dans les assemblées générales, à savoir le retrait de la réforme, tout en respectant la volonté qui se dégageait de ces mêmes assemblées générales de préserver l’unité des organisations syndicales face au gouvernement et à la direction de la SNCF, malgré des différences d’appréciation sur les modalités d’action à adopter. Elle a ainsi accepté le mode de mobilisation de deux jours par semaine.

tirer les leçons d’une grève
Ayant appelé à plusieurs reprises à des réunions fédérales intersyndicales, elle écrivait encore le 20 juin, alors que la loi venait d’être adoptée six jours plus tôt : La Fédération FO des Cheminots, qui a refusé depuis le début de diviser les agents, réaffirme qu’il serait pour le moins respectueux envers eux, qui ne veulent pas de la disparition du statut, de l’ouverture à la concurrence, du transfert obligatoire du personnel [vers des sociétés privées récupérant des parts du marché jusque-là détenues par le groupe public SNCF, NDLR], des filialisations de Fret SNCF et de SNCF Gare et Connexion, qu’une intersyndicale se réunisse avec les fédérations qui ont réaffirmé chez la ministre, vendredi 15 juin, leur rejet de la loi. Ces fédérations sont FO, CGT, SUD Rail. La Fédération FO Cheminots ne s’interdit rien, y compris pendant l’été. L’invitation est restée encore cette fois sans réponse.

Aujourd’hui, les militants FO continuent de porter les revendications des cheminots, en particulier dans le cadre de la négociation de la nouvelle convention collective du secteur ferroviaire. Pour FO-Cheminots, le seul moyen de parvenir à une convention collective de branche « de haut niveau », demandée par les autres organisations syndicales et promise par l’organisation patronale, serait que tous les éléments du statut soient inclus dans cette CCN.

FO peut intervenir dans la négociation de la CCN car elle est représentative au niveau de la branche, alors qu’elle est exclue des négociations nationales à la SNCF puisque, avec 9,16% des voix lors du dernier scrutin en 2015, elle n’avait que frôlé les 10% nécessaires pour être considérée comme représentative.

Autant dire que les cheminots FO mettent toute leur énergie à passer le cap cette fois.

 

Pour les retraites aussi !
En juin, confronté à la nécessité de gagner du temps face à la colère des cheminots, le gouvernement a décidé que la fin du statut n’inclurait pas celle de leur régime spécial de retraite et renvoyé la question à la réforme générale des retraites prévue en 2019. Pour les cheminots, il s’agit de la quatrième attaque contre leur régime en dix ans. Mais cette fois, c’est la disparition du régime dans son ensemble qui est à l’ordre du jour, souligne FO-Cheminots, pour qui il est inconcevable d’accepter un tel recul social.

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