Ibiden ferme son site de Courtenay, dans le Loiret : plus de 300 salariés concernés

Publié le par angeline351

La société Ibiden DPF France a décidé de fermer son site de fabrication de filtres à particules situé à Courtenay, près de Montargis. Une décision officialisée ce jeudi 15 novembre.

 

Le groupe japonais Ibiden a annoncé, ce jeudi 15 novembre, qu'il a décidé de fermer son site de fabrication de filtres à particules de Courtenay, dans le Lo Dans un communiqué, François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire, condamne "cette décision unilatérale (...) dramatique pour les 320 salariés concernés, leurs familles et dévastatrice pour le tissu économique de ce territoire" et "déplore qu’aucune recherche de solution n’ait été envisagéepour ce site, alors même que des opportunités de restructuration auraient dû être étudiées notamment pour la fabrication de filtres nouvelle génération." iret. 320 salariés sont concernés.

Ibiden s'était engagée à maintenir l'emploi jusqu'en 2020

Le conseil régional du Centre-Val de Loire rappelle qu'il avait soutenu à deux reprises le développement d'Ibiden dans le Loiret :

  • En 2002, par une aide financière de 533 000 € pour la création de son site de production de Courtenay ;
  • Puis en 2014, par le financement d’un plan de formation des salariés à hauteur de 68 000 €.

"En contrepartie de cette dernière aide de la Région Centre-Val de Loire, la société Ibiden DPF France s’était engagée à maintenir l’emploi pendant 5 ans à Courtenay. Face au non-respect de l’engagement qu’avait pris la société vis-à-vis de la Région, François Bonneau exige qu’Ibiden rembourse la subvention qui lui avait été accordée. Il s’engage à ce que cette somme puisse servir intégralement à l’accompagnement des salariés licenciés pour leur permettre de retrouver au plus vite un emploi."

Jean-Pierre Sueur interpelle le Premier ministre

Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, annonce quant à lui avoir fait part au Premier ministre, Édouard Philippe, "du grand préjudice que représenterait la suppression de ces emplois pour les salariés eux-mêmes, ainsi que pour la ville de Courtenay et la Communauté de communes qui perdraient alors de nombreux emplois, un potentiel industriel ainsi que de précieuses ressources."

Il a rappelé qu’il y a plusieurs années la direction avait demandé à ses cadres et salariés "de gros efforts" pour produire de nouveaux filtres conformes aux nouvelles réglementations, comme condition du maintien de la production à Courtenay. "La fermeture de cette entreprise ou la délocalisation de sa production vers d’autres pays d’Europe seraient d’autant plus incompréhensibles que ces efforts importants ont été accomplis."

Jean-Pierre Sueur a enfin demandé "que tout soit fait (...) pour réunir les conditions qui permettraient le maintien des activités et des emplois d’Ibiden à Courtenay pour que, si certains emplois devaient – hélas ! – être supprimés, les salariés concernés puissent bénéficier du meilleur plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qu’il sera possible d’établir".

"On ne doit pas se résigner à cette fermeture", affirme-t-il. "Pour moi, il s'agit d'une délocalisation, car je ne crois pas que l'entreprise va fermer son site de Hongrie."

"J'ai appris par des salariés qu'il y avait encore beaucoup de commandes, poursuit le sénateur. Les pouvoirs publics doivent réagir."

L'abandon du diesel en cause ?

Jean-Pierre Door, député du Loiret (LR), a quant à lui indiqué avoir été informé qu'une réunion avait eu lieu, "ce jour, entre la direction d'Ibiden et les représentant des salariés en terrain neutre", à la sous-préfecture.

"Compte tenu de l'abandon du diesel, annoncé par la France, l'entreprise n'a plus de marché, ni de solution de repli. La direction a annoncé la fermeture du site de Courtenay."

"Il va falloir se serrer les coudes pour que le PSE soit extrêmement bénéfique aux salariés. Je serai à leurs côtés et je siégerai au PSE", conclut le député.

Ibiden France

Ibiden est une entreprise japonaise spécialiste du filtre à particules pour les moteurs diesel. La filiale française, basée à Courtenay, compte environ 400 salariés.

Fin 2016, l’entreprise avait déjà été secouée par un fort mouvement de protestation contre la suppression de 300 postes.
Un accord de sortie de grève avait été conclu, selon lequel le groupe japonais continuerait jusqu’en 2020 à fabriquer à Courtenay des filtres à particules classiques.

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