Hausse des prix du carburant : "J’entends la grogne, mais il n’y a pas le choix"

Publié le par angeline351

Hausse des prix du carburant : "J’entends la grogne, mais il n’y a pas le choix"

Alors que la colère gronde en raison de la hausse des taxes sur le carburant, le Premier ministre Édouard Philippe a rappelé qu’il n’y avait "pas de solution magique au dérèglement climatique".
"C’est compliqué mais il n’y a pas le choix" : Edouard Philippe est revenu samedi lors de son déplacement au Vietnam sur la hausse impopulaire des taxes sur le carburant en France.

"J’entends parfaitement la grogne, le mécontentement parfois, la colère aussi qui peut s’exprimer, mais je dis aujourd’hui comme je l’ai toujours dit qu’il n’y a pas de solution magique au problème du dérèglement climatique"
Interrogé sur le réchauffement climatique, le Premier ministre est de lui-même revenu sur la polémique en France sur la forte remontée des prix des carburants.

"C’est facile à dire comme ça…"
Le mouvement d’humeur est né ces dernières semaines de la hausse du prix du diesel qui alimente les deux tiers du parc automobile français. Il s’est traduit par des pétitions en ligne et appels à des manifestations autoproclamées "citoyennes" et apolitiques, avec comme point d’orgue un appel à bloquer les routes le 17 novembre, relayé par l’extrême droite. Plus des trois quarts des Français (78%) estiment d’ailleurs "justifié" cet appel à bloquer les routes.

En un an, le prix du gazole a progressé d’environ 23% et celui de l’essence de 15%.À 1,51 euro en moyenne la semaine dernière, le prix toutes taxes comprises du gazole a atteint un niveau jamais constaté depuis au moins le début des années 2000. Pour l’essence sans plomb 95, il faut remonter à la mi-2014 pour retrouver des niveaux similaires, à 1,53 euro le litre. 

"Il faut pouvoir inciter nos concitoyens à changer un certain nombre de comportements qui sont problématiques du point de vue des équilibres environnementaux. Alors c’est facile à dire comme ça, et puis quand on rentre dans le détail, ça râle un peu il faut reconnaître. Théoriquement, tout le monde est d’accord (pour réduire les émissions) mais en pratique c’est difficile"
Édouard Philippe
"Il y a urgence"

Si les prix des carburants sont élevés en ce moment, c’est essentiellement du fait de la hausse des cours du brut et des prix des produits raffinés (+35% pour le gazole en un an et +28% pour l’essence) et de l’effet de l’alourdissement des taxes sur les carburants.

"C'est compliqué, mais il n’y a pas le choix, il n’y vraiment pas le choix et d’une certaine façon il y a urgence", a insisté le Premier ministre en s’adressant à des lycéens.

"Et même si ça râle beaucoup, même si c’est difficile à assumer, à mettre en pratique, il y a beaucoup de gens, et notamment de votre génération, qui savent que c’est indispensable"
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