Gilets jaunes. FO propose de généraliser la prime transport

Publié le par angeline351

Gilets jaunes.                 

FO propose de généraliser la prime transport

 

 

Yves Veyrier, le nouveau patron de Force ouvrière, demande un moratoire sur les taxes carburant. Ce serait un délai pour négocier la généralisation de la prime transport. Celle-ci existe déjà mais n’est pas appliquée par toutes les entreprises.

Le nouveau patron de FO change de pied vis-à-vis des Gilets jaunes. Après avoir pris ses distances, Yves Veyrier propose de généraliser la prime transport pour répondre à leurs attentes.

Une prime exonérée jusqu’à 200€ par an

Chaque entreprise peut consentir à ses salariés une prime transport pour tenir compte des frais de déplacement entre le domicile et le lieu de travail. Cette prime est exonérée de cotisations sociales jusqu’à 200 € par an. Yves Veyrier, le nouveau secrétaire général de Force ouvrière, vient de demander sa généralisation comme une réponse à la colère des Gilets jaunes. En attendant, il demande un moratoire sur les hausses des taxes qui pèsent sur le carburant, le temps des négociations.                          Tous les salariés n’y ont pas droit

Cette prime transport ne peut pas se cumuler avec la prise en charge obligatoire par l’employeur de la moitié du coût de l’abonnement aux transports publics. Elle ne peut se cumuler avec la déduction forfaitaire spécifique pour frais professionnels (la prime est réintégrée dans les revenus). En revanche, elle est cumulable avec le remboursement d’indemnités kilométriques si le salarié ne peut utiliser les transports en commun.                                                                                                             Des négociations à mener 

Yves Veyrier estime que les négociations sur la prime transport devraient se faire avec « un cadrage minimum au niveau des branches » professionnelles. C’est-à-dire que toutes les entreprises d’un même secteur soient au même régime. Ceci « afin de s’assurer que tous les salariés concernés bénéficieront d’une prime transport et que les entreprises ne se réfugieront pas derrière le risque de distorsion de compétivité ». Autrement dit, éviter que des entreprises refusent de la mettre en œuvre pour ne pas être désavantagées par rapport à leurs concurrents. Yves Veryier demande également que le plafond de 200 € annuels soit relevé.                                                                                   Changement de pied

À peine élu sur une ligne réformiste, jeudi dernier, lors du Comité confédéral de FO, Yves Veyrier avait pris ses distances vis-à-vis des Gilets jaunes (« Il n’est pas question qu’on se dissolve là-dedans »). Il estime à présent qu’« il y a des moyens de répondre à la question posée par les Gilets jaunes de l’augmentation du coût du transport pour ceux qui n’ont d’autre choix que de prendre leur véhicule pour aller travailler ».

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