Black Friday: gare aux arnaques aux «fausses promotions» sur Internet

Publié le par angeline351

Black Friday: gare aux arnaques aux «fausses promotions» sur Internet

Depuis 2015, le chiffre d’affaires généré par le Black Friday, grande journée de promotions qui se déroule environ un mois avant Noël, ne cesse de battre des records. Pourtant, les "réductions" qui s’afficheront vendredi 23 novembre flirteront souvent avec les limites de la malhonnêteté.

 

Ca se confirme : en 2018, le même subterfuge fumeux va recommencer." A l’UFC-Que Choisir, le directeur de l’Observatoire de la consommation Grégory Caret ne mâche pas ses mots. Dans son collimateur : le phénomène des "fausses promotions" affichées lors du Black Friday. Une journée au cours de laquelle des boutiques et surtout les sites de commerce en ligne afficheront fièrement des promotions dignes de période de soldes.

Un jeu d’écriture sur les prix
-20, -30 voire -50 % : les réductions annoncées aux consommateurs, en réalité, sont souvent trompeuses "J’ai sous les yeux l‘exemple d’un téléviseur, dont le prix de vente est annoncé à 650 euros sur un site très populaire de e-commerce", expose Grégory Caret. L’appareil est présenté comme coûtant 962 euros hors réduction. "En consultant ma base de données, je vois bien que ce n’est pas vrai", coupe-t-il. "Le 22 octobre, ce téléviseur était vendu exactement au même prix qu’aujourd’hui sur le même site. La promotion n’a été qu’une technique d’affichage."

En 2016, l’UFC-Que Choisir rendait publique une étude au vitriol contre les « rabais au rabais » pratiqués lors du Black Friday. Le compte-rendu est terrible. Sur les produits high-tech, souvent bénéficiaires des "promotions" les plus spectaculaires, les réductions seraient en réalité très faibles. Le prix moyen des smartphones n’a par exemple baissé en moyenne que de 0,8% lors des Black Friday en 2016. La baisse atteint seulement 2 % sur les téléviseurs, 1,8 % sur les ordinateurs portables, ou encore le chiffre infinitésimal de 0,3% sur les lave-linge. "Les promesses de grosses réductions sont rarement tenues", résume Grégory Caret.

Vide juridique
Les distributeurs et commerçants profitent en réalité d’un vide juridique. Le prix de base d’un produit, à partir duquel est calculé une réduction, est défini par… le commerçant lui-même. Or plus le prix de base est grand, plus la "réduction" pourra apparaître comme importante aux yeux des acheteurs. "Les prix de base définis par les commerçants doivent être des prix loyaux, dont ils sont capables de justifier la réalité", fait savoir la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

Mais comment justifier une notion aussi aléatoire que la "loyauté" d’un prix ?

 

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