Accusé de réduire les gilets jaunes à "l'ultradroite", Castaner s'attire les critiques de toute part

Publié le par angeline351

Accusé de réduire les gilets
jaunes à "l'ultradroite", Castaner s'attire les critiques de toute part

Dans un contexte de violences ce 24 novembre sur les Champs-Elysées, les oppositions demandent au ministre de ne pas faire d'"amalgame".

 

Dans la rue, sur les réseaux sociaux et devant les micros: la grogne est partout en ce samedi 24 novembre. Et ce sont les gilets jaunes qui cristallisent toute l'attention. Des milliers de ces Français en colère contre la hausse des taxes sur les carburants - mais pas seulement - ont convergé vers Paris pour faire entendre leur voix près du palais présidentiel, après six jours de mobilisations en province. Seulement très rapidement, le mouvement a été rejoint par quelques dizaines de manifestants radicaux, qualifiés de "séditieux d'ultradroite" par Christophe Castaner.

Le ministre de l'Intérieur s'est exprimé à la mi-journée devant quelques caméras pour dresser un premier bilan de cette mobilisation imprévisible, marquée par de nombreux heurts sur les Champs-Élysées. Soulignant un "fort affaiblissement de la mobilisation et pointant l'implication de "l'ultradroite" dans les violences, Christophe Castaner s'est attiré les foudres de toutes les oppositions.

Selon le ministre, les forces de l'ordre ont "repoussé les séditieux" qui "ont répondu à l'appel notamment de Marine Le Pen et veulent s'en prendre aux institutions comme ils veulent s'en prendre aux parlementaires de la majorité." Une attaque frontale que la présidente du Rassemblement national n'a pas laissé passer. Mais d'autres ont également fustigé les mots du ministre regrettant la "manipulation" du gouvernement qui chercherait à réduire les gilets jaunes à des membres de groupuscules extrêmes et ainsi discréditer leur mouvement.

Castaner, "la grosse ficelle"?

 

Marine Le Pen a immédiatement expliqué n'avoir "jamais appelé à quelque violence que ce soit", accusant le gouvernement "d'organiser la tension" et de faire d'elle un "bouc émissaire". "Aujourd'hui Christophe Castaner utilise cette question pour me cibler. C'est minable et malhonnête à l'image de l'auteur de cette manipulation politicienne", avait-elle également tweeté.

Publié dans INFORMATION

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article