Poitiers : Jean-Claude Mailly soutient les personnels des Ehpad

Publié le par angeline351

Poitiers : Jean-Claude Mailly soutient les personnels des Ehpad

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, s’est rendu ce mardi 30 janvier à Poitiers à l’invitation de l’union départementale et du syndicat FO du centre hospitalier Henri-Laborit à l’occasion de son assemblée générale.

C’était sa dernière visite officielle dans la Vienne avant la fin de son mandat qui doit intervenir en avril prochain lors du congrès confédéral de Lille. "Depuis que je suis secrétaire général, j’ai toujours tenu à aller là où les gens travaillent, explique Jean-Claude Mailly, c’est important d’avoir le contact direct avec les salariés et les adhérents du syndicat. On apprend toujours quand on visite et qu’on discute avec les camarades."

Quelques heures avant le rassemblement départemental des établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à Poitiers, le patron de FO est revenu sur la situation explosive des maisons de retraite. "C'est un mouvement réussi", constate-t-il en notant que le mécontentement est général, allant des personnels aux directeurs d’établissements, en passant par les associations des usagers.

Les personnels n’ont pas le temps de s’occuper des patients comme ils le souhaiteraient. Les résidents en souffrent également

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, Poitiers

Il ajoute que la détérioration des conditions de travail et de la prise en charge des résidents s’accentue, liée à une augmentation du nombre de personnes plus âgées et en situation de plus grande dépendance, "ce qui nécessite un travail plus lourd pour le personnel".
Le patron de FO pointe encore les restrictions budgétaires, 200 millions d'euros en 2017, et juge les mesures annoncées par le gouvernement "insuffisantes. C’est mieux que rien, ça aide, mais cela ne suffit pas". Il dénonce le fait que cette situation conduit à "une forme de maltraitance institutionnelle, les personnels n’ont pas le temps de s’occuper des patients comme ils le souhaiteraient. Les résidents en souffrent également".

Il précise qu’on est loin de l’objectif du plan solidarité grand âge qui prévoyait pour 2012 au plus tard un taux d’encadrement d’un agent pour un résident, on se situe aujourd’hui autour de 0,6 agent, alors que la population accueillie est de plus en plus confrontée à la perte d’autonomie. "C’est un secteur où il y a de l’emploi, martèle-t-il, c’est aussi une question de dignité dans notre société de traiter correctement les plus anciens qui en ont le plus besoin."

Publié dans COMMUNIQUE FO

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