"Ils sont à bout" : le syndicat Force ouvrière inquiet pour la santé des agents hospitaliers d'Aurillac

Publié le par FO David

"Ils sont à bout" : le syndicat Force ouvrière inquiet pour la santé des agents hospitaliers d'Aurillac

Le syndicat Force ouvrière du centre hospitalier Henri-Mondor s’est dit inquiet, ce vendredi lors de son assemblée générale, notamment de la santé des agents.                                              «Ils sont à bout ! » Force ouvrière du centre hospitalier d'Aurillac ne mène pas qu'une bataille, mais la principale concerne « le mal-être des agents ». Charles Meilhac, secrétaire général, va même plus loin : « Avant, il ne concernait essentiellement que les aides-soignants, aujourd'hui, des infirmiers, cadres supérieurs et cadres de santé, ainsi que des médecins sont aussi en souffrance. »

Des arrêts maladie en hausse selon FO

Des personnels qui, « au détriment de leur vie privée, rendent un service de qualité, car ils aiment leur métier », insiste Charles Meilhac.

Selon FO, les arrêts maladie sont en hausse depuis deux ans : « + 8,97 % en 2016 par rapport à 2015, et pour 2017, on avoisine les + 10 % ! » À cela s'ajoutent « des rappels incessants sur les congés », et « des dépenses pas forcément pertinentes », estime Christelle Juillard, trésorière adjointe.

Autre facteur de stress dénoncé par FO, le stationnement. « C'est l'inconvénient d'un centre hospitalier intra-urbain, on le sait, tempère Charles Meilhac. Il n'empêche que certains agents viennent trois quarts d'heure voire une heure à l'avance pour être sûr de trouver une place ! Ce n'est pas vivable. »

Des craintes pour des postes 

Un décret, validé par le Conseil d'État, qui permettrait de licencier des fonctionnaires titulaires est une autre source d'inquiétudes.

« Ces licenciements prendront la forme d'un licenciement économique. Trois postes seront proposés à l'agent concerné, à l'hôpital, dans le département, dans la région ou carrément dans toute la France. »

Force ouvrière a envoyé une motion à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. « Ici, nous sommes 1.800 agents au total, dont 1.400 titulaires… »

Dans cette logique, FO s'engage aussi contre le groupement hospitalier de territoire. « À terme, c'est pour supprimer des postes », dénonce Charles Meilhac.

 

Publié dans COMMUNIQUE FO

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