Conditions d’emploi : mieux connaître la loi du travail dans l’hôtellerie

Publié le par angeline351

Conditions d’emploi : mieux connaître la loi du travail dans l’hôtellerie

L’hôtellerie est un secteur essentiel, dont le dysfonctionnement pourrait causer un tort immense au tourisme, un pilier de notre économie. Que prévoit la loi pour les employés qui font tourner ce secteur ?

Raffick est beach boy. Parfois, il travaille plusieurs dimanches d’affilée ou même si c’est férié. « Sauf que mon salaire ne reflète jamais les rémunérations que je suis censé toucher (notamment le triple en jour de congé public). Il  manque toujours quelque chose… », déplore-t-il.

Le ministère du Travail précise que les Remuneration Orders qui régissent ce secteur (The Catering and Tourism Industries Remuneration Order Regulations) ont été revus en 2014. Les heures supplémentaires sont payées ainsi : pour les premières huit heures, l’employé touche le double, ensuite il a droit au triple (du salaire de base journalier). Cependant, dans ce secteur spécifique, l’employé doit compléter 45 heures hebdomadaires de travail.

Si l’employé est dans le flou quant à sa rémunération, il peut consulter le site du ministère du Travail, soit en discuter avec le département des Ressources humaines. S’il n’est toujours pas satisfait, il peut contacter le bureau du travail.

Eshan, également employé du secteur, déclare qu’il est fréquent de voir des déductions à son boni de fin d’année.

Si l’on consulte le End of the Year Bonus sous les Catering and Tourism Industries Remuneration Order Regulations 2014 sur le site du ministère, il peut constater qu’il a droit à un douzième des earnings (rémunérations), constitué de son salaire de base (chiffre net, avant déduction pour le NPF) + heures supplémentaires + congés publics + local leaves + sick leaves + vacation leave + special leave + congé de maternité + travail effectué en période cyclonique, plus son bonus de productivité.

Le ministère du Travail cite un autre exemple : supposons que le salaire de base d’un employé est de Rs 15 000. S’il s’est absenté un ou plusieurs jours sans autorisation, un montant sera déduit de son salaire. Mais pour son boni, c’est le montant de Rs 15 000 qui sera considéré. Si un employé est dans le flou, il peut se renseigner au bureau du Travail, muni de sa fiche de paie.

Les 45 heures

Dans le secteur hôtelier, la loi stipule que si un employé a travaillé plus de 45 heures hebdomadaires, il a droit à une fois et demie le montant de son salaire. Le dimanche est considéré comme un jour de congé public, selon la Public Holidays Act. Or, les règlements applicables au secteur stipulent que pour les premières 8 heures, l’employé a droit au double de son salaire journalier, puis ensuite, le triple. Si l’employé n’a pas complété ses 45 heures ou s’il a bénéficié d’un jour « off », le montant payé peut varier.

Donc, pour bénéficier d’heures supplémentaires, l’employé doit complèter ses 45 heures, sauf si son patron lui-même ne lui a pas procuré du travail. S’il n’a pu compléter 45 heures, le dimanche sera déduit et la différence payée.

D’autre part, si un employé bénéficie d’un jour de repos par semaine et que ce jour est payé, le décompte des heures supplémentaires peut varier. Si ce jour de repos n’est pas payé, il touchera le double quand il fera des heures supplémentaires.

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