Cancer du poumon : un espoir inédit avec l'arrivée du Keytruda

Publié le par angeline351

Cancer du poumon : un espoir inédit avec l'arrivée du Keytruda

La sécurité sociale a donné son feu vert au remboursement du Keytruda, un traitement prometteur destiné aux malades atteints de cancer du poumon. Il en coûtera 432 millions d'euros par an à la collectivité mais ne concernera que 25% des malades. Explications.  

Une révolution. Ce mot, souvent vidé de son sens, n’est pas trop fort pour décrire l’arrivée du Keytruda, premier traitement d’immunothérapie donné en première intention aux patients atteints de cancer du poumon, en lieu et place de chimiothérapie. Autorisé depuis janvier dernier par l’Agence du médicament, ce traitement est enfin disponible pour les malades, le laboratoire américain MSD ayant trouvé la semaine dernière un accord avec la Sécurité sociale pour son remboursement.  Le médicament s'adresse aux patients atteints d’un cancer bronchique «non à petites cellules » (CBNPC), le cancer dit «à petites cellules », qui affecte 20 à 25% des malades n’étant pas concerné.

Les chances de survie doublent

Les chiffres des études cliniques montrent que ce médicament change véritablement la donne dans cette maladie diagnostiquée chez 45.000 nouvelles personnes chaque année. Première cause de mortalité par cancer chez les hommes et deuxième tueur chez les femmes, le cancer du poumon entraîne des pronostics effrayants : l’espérance de survie à deux ans est de 34,5% pour les malades traités par chimiothérapie. Dit autrement, deux patients sur trois succombent dans les deux ans. Grâce à l’immunothérapie, les chances de survie des patients doublent : un patient sous Keytruda peut espérer vivre en moyenne 30 mois, contre 14,2 mois pour un patient en chimiothérapie. Ce médicament s’inscrit dans le champ nouveau et révolutionnaire de l’immunothérapie.  «Dans ce nouveau paradigme, les thérapies ne ciblent plus les cellules cancéreuses mais le système immunitaire. On aide les patients à se soigner eux-mêmes », résume Aurélien Marabelle, directeur clinique du programme d’immunothérapie de l’Institut Gustave Roussy.   

L’enthousiasme des médecins qui présentaient ce nouveau traitement était palpable. « A Créteil, dans notre centre, on a vu pour la première fois des malades de cancer du poumon retourner au travail

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Publié dans SANTE

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