Chômage : les mesures pour aider les quartiers populaires

Publié le par angeline351

Chômage : les mesures pour aider les quartiers populaires

Emmanuel Macron a présenté les mesures phares du gouvernement en faveur des quartiers populaires. Le président de la République a donc fixé la feuille de route de « sa » politique de la ville.

La dotation de solidarité urbaine (DSU) sera revue à la hausse pour atteindre 90 millions d’euros en 2018

Emmanuel Macron s'est rendu en Seine-Saint-Denis puis à Tourcoing, en début de semaine. Le président de la République y a affirmé qu'il veut « agir dès maintenant avec des mesures concrètes pour améliorer le quotidien » des 5 millions de personnes qui habitent dans les 1 514 quartiers les plus pauvres, selon l'Élysée. À 25 %, le taux de chômage y est en effet 2,5 fois plus élevé que la moyenne. Leurs habitants ont des difficultés à accéder aux emplois, aux services publics, aux médecins, aux logements et 17% s'estiment victimes de discrimination en raison de leurs origines.

Ainsi lors de son discours, il a présente son « plan de bataille » destiné, selon ses propres mots, à changer d’ici la fin du quinquennat « le visage de nos quartiers » et à réussir « la rénovation morale, parce que le coeur du défi de civilisation qui est le nôtre, le coeur de la bataille que nous conduisons pour notre République se joue là, dans les quartiers, dans les villes ». Concrètement, le chef de l’État a réaffirmé la promesse gouvernementale de sanctuariser les moyens de la politique de la ville. « Personne ne perdra le moindre crédit » a-t-il lancé, annonçant au passage que la dotation de solidarité urbaine (DSU) serait même revue à la hausse, pour atteindre 90 millions d’euros l’année prochaine.

Des primes pour les entreprises : 15 000 euros pour un CDI, 5 000 pour un CDD

Et d'ajouter : « C’est une mobilisation de toute la nation qui seule peut répondre au défi immense de la politique de la ville», a-t-il insisté. Une mobilisation qui « doit être celle du gouvernement, des collectivités territoriales, des associations, des entreprises, des intellectuels ». Les emplois francs, promesse de campagne du candidat Macron, seront expérimentés dans plusieurs dizaines de quartiers dès 2018. Il prévoit que les entreprises reçoivent des primes si elles embauchent des jeunes issus des quartiers populaires : 15 000  pour un CDI (répartis sur trois ans), contre 5 000  pour un CDD (répartis sur deux ans). Ce système, qui avait échoué sous Hollande, a été budgété à hauteur de 180 millions d'euros pour 2018, soit environ 10 000 emplois francs. 

Sujet sensible du début du quinquennat : la suppression des contrats aidés. Emmanuel Macron a semblé excédé concernant les recours excessifs à ces emplois précaires. « Qui veut un contrat aidé ? Que ceux qui les défendent les prennent ! Ils n'en voudraient pas pour eux-mêmes ! » Et de poursuivre sur le même ton : « C'est un contrat à court terme subventionné par l'État. Sans qualification, sans formation ». Il a affirmé que ces contrats allaient « prioritairement » être affectés aux territoires « les plus fragiles ».

Enfin, pour lutter contre les discriminations à l’embauche, Emmanuel Macron envisage une méthode de « testing ,» qui consiste par exemple à envoyer deux CV identiques, sauf sur les critères pouvant être discriminants : âge, sexe, nom de famille, adresse. Ces tests de recrutement, dont les résultats seraient publiés, se basent sur un principe américain appelé « name and shame », soit « nommer et blâmer ».

Publié dans VOS DROITS

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