Tout changer... pour ne rien changer

Publié le par angeline351

Tout changer... pour ne rien changer

 

L’élection présidentielle vient de se terminer avec l’élection d’Emmanuel MACRON.

C’est peu dire que le contexte de cette élection a été très, très particulier entre les affaires, la sortie des sortants, l’éviction des deux grands partis de gouvernement, et la communication grande gagnante de cette élection.

C’est peu dire aussi de constater qu’il y a eu peu de débat sur le fond, sur l’avenir, à part à la toute fin sur la question de l’Euro et la sortie éventuelle de l’Europe.

Ceci étant, le long couloir électoral n’est pas terminé dans l’attente des législatives…

Loin de moi l’idée de faire de la politique politicienne, car cela irait à l’opposé de notre valeur fondamentale : l’indépendance ; mais il est de notre responsabilité d’analyser les programmes et leurs conséquences sur le plan social et économique.

Au moment où ces lignes sont écrites et où ce journal est bouclé, nous ne connaissons pas le nom du nouveau Premier ministre, ni des ministres qui vont composer son équipe, ni de la déclaration de politique générale qui sera mise en oeuvre.

Il ne nous reste que le programme du candidat Emmanuel MACRON qui sera en tout ou partie celui du Président Emmanuel MACRON.

Alors certes, nous ne faisons pas de politique, mais nous examinons et donnons notre avis sur tout ce qui a un impact sur la vie des salariés, des retraités et des chômeurs ; ainsi que sur ce qui fait le coeur de notre République.

Rappelons-nous que le programme du candidat était construit autour d’une politique libérale, voire ultralibérale.

Celle-là même qui est à la manoeuvre depuis des décennies, avec les résultats affligeants que nous connaissons sur l’emploi, sur la précarité, la pauvreté, l’aggravation des inégalités, la désertification des campagnes, la disparition des services publics dans de nombreux villages, petites et moyennes villes, la dégradation de la politique de santé et de son accessibilité, etc.

Souvenons-nous que son programme prévoit la suppression de postes de fonctionnaires, la continuité de la réduction des services publics, la remise en cause des principes fondateurs de la Sécurité Sociale de 1945, l’étatisation du régime d’assurance chômage et la fin du paritarisme, l’instauration de la retraite individuelle par points, la disparition des régimes spéciaux de retraite, la remise en cause des seuils sociaux, du droit du travail, la continuité et l’aggravation de la remise en cause des prérogatives des organisations syndicales de salariés, etc.

Même si la réalité ne correspond pas toujours au programme (en bien parfois, en mal souvent), nous serons extrêmement vigilants et mobilisés face à toutes les remises en cause qui seraient susceptibles d’aggraver la situation collective et individuelle des salariés, retraités et chômeurs.

Arrêtons-nous également quelques instants sur l’écume des choses : les commentaires des uns et des autres sur l’âge et donc la jeunesse du nouveau Président.

L’âge n’ajoute, ni n’enlève rien à l’affaire. On peut être vieux et progressiste ou jeune et "réac".

Avant Emmanuel MACRON, GISCARD D’ESTAING a été le plus jeune Président de la Véme République.

Alors attendons de voir les lignes directrices concrètes de sa politique et tenons-nous prêts à toute éventualité.

Espérons que tous ceux qui ont rêvé d’un nouveau KENNEDY, ne se retrouvent pas avec un GISCARD.

 

Serge LEGAGNOA

Secrétaire général

Publié dans CADRES

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