À Bernay, FO proteste contre la délocalisation des services d’hospitalisation à domicile

Publié le par angeline351

À Bernay, FO proteste contre la délocalisation des services d’hospitalisation à domicile

Tracts, rassemblement et pétitions : le syndicat FO du Centre hospitalier de Bernay n’a pas fait les choses à moitié, vendredi, pour protester contre l’annonce de la fermeture de l’antenne d’hospitalisation à domicile (HAD) de Bernay. Elle serait délocalisée à Pont-Audemer au 31 décembre.

Pas de réponses

« Nous avons rencontré, à Évreux, le directeur général du groupement hospitalier de territoire (GHT) sans obtenir de réponses claires à nos questions sur les suppressions de postes, la dégradation de la qualité de prise en charge des patients et l’augmentation des temps de trajets qui résulteront de cette situation pour les personnels », souligne Martine Dupont, secrétaire départemental FO des services de santé.

En revanche, la fermeture de l’antenne HAD a bel et bien été confirmée. Elle devrait, toujours selon FO, entraîner le départ de neuf à 10 contractuels dont les CDD ne seront pas renouvelés, les personnels titulaires devant réintégrer l’hôpital. « En plein hiver, les gens coincés au fin fond de la campagne devront faire le 15 car il n’y aura personne pour les aider », assure FO. Actuellement, selon le syndicat, 20 à 24 patients profiteraient régulièrement de ce service dans le seul secteur de Bernay. Cette prise en charge est « une piste d’avenir » qui permet de limiter les durées d’hospitalisation et donc de faire des économies.« Cela permet de libérer des lits et de suivre à domicile de nombreuses pathologies chroniques qui concernent toutes les tranches d’âges », souligne Martine Dupont.

L’antenne hospitalière serait également en mauvaise santé financière. « Le déficit actuel serait de 200 000€. Pour repartir sur Pont-Audemer, il faudra boucher le trou avant et le Centre hospitalier de Bernay devra y participer à hauteur de 100 000  », souligne le syndicaliste Éric Planque. « On veut nous assimiler à un fonctionnement du privé avec une rentabilité et de l’autre côté on a des missions de service public, ce n’est pas très cohérent », pointe Véronique Bénichou, élue au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail de l’hôpital bernayen.

C. B.

 

Publié dans COMMUNIQUE FO

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