Transmission sexuelle du virus Zika : Quelles sont les recommandations?

Publié le par angeline351

Transmission sexuelle du virus Zika : Quelles sont les recommandations?

C’est Marisol Touraine qui a eu la primeur de l’annonce officielle, samedi dernier. En déplacement en Guyane, la ministre de la Santé a confirmé qu’une femme a bien contracté le virus Zika lors de rapports sexuels avec son compagnon, de retour d’un voyage au Brésil. Il s’agit du premier cas avéré en France illustrant la possible transmission par le sperme même si cela reste très rare. Les piqûres de moustiques, du même type que ceux qui sont porteurs de la dengue et du chikungunya, étant de loin le mode de transmission le plus courant.

Trois cas similaires recensés.

Jusqu’à l’explosion de l’épidémie en début d‘année, seuls deux cas de transmission par voie sexuelle avaient été recensés. L’un en 2008 aux Etats-Unis, à la suite d’un voyage au Sénégal. L’autre en Italie en 2014 après à un voyage en Thaïlande, selon Marie-Claire Paty, chargée de la surveillance du virus à l’Institut national de veille sanitaire. Très récemment, un cas d’infection par contact sexuel aurait été recensé au Texas. Une femme avait été infectée par son mari, après que celui-ci eut contracté le virus lors d’un séjour en Afrique.

Un recours au préservatif recommandé.

Cela fait partie des recommandations de l’OMS. « Lorsque c’est faisable », les personnes infectées et leurs partenaires sexuels, notamment les femmes enceintes, « doivent avoir accès aux préservatifs et les utiliser correctement et régulièrement. » Celles-ci doivent donc être informées des risques de transmission sexuelle du virus, des possibilités de contraception et des pratiques sexuelles à moindre risque. L’OMS préconise également, dans les pays concernés, un accès aux services de contraception d’urgence pour les femmes qui ne souhaitent pas tomber enceintes. Au Brésil, où les cas de bébé nés avec des microcéphalies explosent, de nombreuses femmes ont déjà reporté leur projet de grossesse.

Se protéger pendant un mois.

Alors qu’il a récemment intégré ces nouvelles données dans ses recommandations,l’Institut Pasteur conseille aux hommes ayant voyagé dans une zone endémique de ne pas avoir de rapport sexuel non protégé pendant un mois. Ceci, afin de ne pas risquer de contaminer leur partenaire. Quant aux femmes, elles doivent « éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme revenu depuis moins d’un mois d’une zone d’épidémie ».

Publié dans SANTE, SERVICE PUBLIC

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