Belgique : la CSC tient son Congrès national, sous le signe de la lutte contre l’austérité européenne

Publié le par angeline351

Belgique : la CSC tient son Congrès national, sous le signe de la lutte contre l’austérité européenne

 

Le XXXVe Congrès de la CSC s’est tenu fin avril à Ostende. Il a réuni 900 congressistes avec 60 invités internationaux, dont FO.

L’actualité belge et européenne a été au cœur des discussions. La confédération a ainsi lancé une grande pétition contre le saut d’index ; en effet, à partir du 1er mars, plus aucun salaire, allocation et pension ne pourra être indexé sur la hausse des prix, jusqu’à ce que le blocage représente une perte de 2 % de pouvoir d’achat. La marge réalisée se fait au bénéfice des employeurs. En clair, les mesures d’austérité et d’économie de ce gouvernement continuent à ne viser que les travailleurs salariés et les allocataires sociaux. Un peu à la manière du CICE français, les employeurs ne sont nullement obligés d’affecter cette marge à l’emploi. Pour la CSC, avec cette perte de pouvoir d’achat, les travailleurs sponsorisent les actionnaires et le Trésor public. Le saut d’index voté par le parlement sera porté devant la Cour constitutionnelle par la CSC et la FGTB pour demander son abolition.

Plus globalement, la CSC demande une véritable justice fiscale, et un arrêt des politiques d’austérité qui compressent les allocations sociales. Pour mémoire, c’est contre l’austérité que de grandes grèves générales avaient été conduites, en avril et décembre 2014 (voir Lettre électronique n° 24). La CSC s’est engagée à intensifier la pression sur le gouvernement pour plus de justice fiscale : pour un impôt redistributif, créateur d’emploi, durable et assis sur le patrimoine… Contre une Belgique « paradis fiscal pour les riches, enfer fiscal pour les pauvres ».

Au niveau européen, les militants ont tous marqué leur rejet net des négociations du TTIP entre l’UE et les Etats-Unis. Après de fortes manifestations européennes le 18 avril et après que le parlement wallon a acté une suspension du mandat de négociation, le conseil des ministres européens du commerce du 7 mai est l’occasion de dire « Non » au TTIP.

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