Licenciement économique : Les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde

Publié le par angeline351

Licenciement économique : Les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde

Attention : les licenciés économiques après le 1er février 2015 ne seront pas pris en charge de la même manière s'ils acceptent le CSP, le contrat de sécurisation professionnelle, dont les règles ont changé.

Le CSP nouvelle formule un peu moins favorable

Tous les salariés licenciés ne sont pas logés à la même enseigne, en terme de prise en charge. Ainsi, lorsque le licenciement est déclenché pour motif économique, que l'entreprise a fait faillite, ou qu'elle est en redressement judiciaire, le licencié peut demander à bénéficier du CSP, le contrat de sécurisation professionnelle. Principal avantage ? Il permet de recevoir pendant un an une allocation quasi identique au salaire net d'avant, quand un chômeur classique perd, lui, environ 30 % de son salaire avec l'ARE, l'allocation de retour à l'emploi.

Mais les règles changent : les licenciés après le 1er février 2015, qui choisiront le CSP ne percevront plus "que" 95 % de leur salaire net pendant un an.

Une prime si l'on retrouve un emploi pendant le CSP

Le CSP n'est pas qu'une allocation améliorée, mais aussi un suivi personnalisé renforcé, destiné à faciliter le retour sur le marché du travail. Dans la nouvelle version, en vigueur depuis février, seuls les salariés avec deux ans d'ancienneté peuvent en bénéficier, quand jusqu'ici, il suffisait de un an d'ancienneté.

Mais le nouveau CSP n'a pas que des défauts. Son prédécesseur avait tendance à ne pas trop motiver le chômeur à retrouver du travail la première année, puisqu'il touchait l'équivalent de son ancien salaire net, sans effort !
Dans la nouvelle formule, ceux qui retrouvent un emploi pendant l'année du CSP pourront toucher une prime ! Pour cela, il faut que l'emploi soit au moins un CDD de six mois. La prime sera équivalente à la moitié des droits restants sur le CSP, ce qui n'est pas rien ! Attention : cette prime sera à demander par le chômeur, et versée en deux fois, sous condition d'être toujours en poste au bout de trois mois.

A noter que si l'emploi accepté est moins bien rémunéré que le précédent poste occupé, les bénéficiaires d'un CSP pourront demander à toucher une prime différentielle, là encore, en "pompant" dans les droits restants du CSP.

Publié dans VOS DROITS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article