23ème Congrès Confédéral : extraits d'interventions et de résolutions

Publié le par angeline351

23ème Congrès Confédéral :                                                     extraits d'interventions et de résolutions

 

 

 

Les délégués des syndicats de Loire-Atlantique (presque au complet) réunis pour la photo-souvenir au congrès confédéral.

Extraits du discours introductif de Jean-Claude Mailly

"Le conflit des routiers est également une illustration d’un problème de dialogue social et de respect des parties à la négociation collective. En effet, comment comprendre un patronat qui refuse de se mettre autour de la table, même à la demande du gouvernement et ce alors que les salaires minima dans la branche n’ont pas été augmentés depuis deux ans et que certains taux horaires sont en deçà du Smic.
Ce conflit montre plusieurs choses : à quel point la question du pouvoir d’achat est centrale dans un secteur, qui plus est, est soumis à une concurrence forte avec le risque des dérives de la directive détachement et la nécessité de la conditionnalité des aides publiques, ce qui est une de nos revendications constantes.
Vous le savez, les contacts se sont renoués la semaine dernière et une réunion a lieu demain.
La question du pouvoir d’achat est une des questions centrales et une priorité dans nos revendications. Je le dis et je le répète, il est inadmissible qu´il n’y ait pas eu de coup de pouce au Smic et ce depuis 2012. Tout comme est inadmissible le gel du point d’indice.
En France, l’austérité budgétaire a contribué à faire baisser le pouvoir d’achat. On estime en effet qu’entre 2008 et 2015, une perte de 400 euros de pouvoir d’achat chaque année en moyenne, soit un retour en arrière au niveau de 2002, soit 13 ans de recul.
Comment, avec ce constat, ne pas parler d’austérité ? Le refus de reconnaitre la réalité de l’austérité et ses conséquences de la part du gouvernement s’apparente à une forme de déni.
Ah certes, la baisse du prix du pétrole observée depuis le dernier semestre aura indéniablement un impact positif sur le pouvoir d’achat des ménages mais cela ne suffira pas à remonter la perte de pouvoir d’achat subi.

Les négociations salariales dans les entreprises se présentent au plus mal et risquent d’être tendues. Moins de grain à moudre et en même temps, certains en profitent pour relancer la bonne vieille idée de supprimer la NAO pour la rendre triennale ! Et je ne parle pas de la fin des clauses de désignation pour la prévoyance.
Le discours « il faut faire des efforts » est insupportable,  quand les actionnaires, eux, ne sont pas au régime sec puisque les dividendes ont augmenté de 30 % au second trimestre 2014.
Mettre fin à l’austérité, en plus d’être indispensable, c’est aussi refuser la baisse du pouvoir d’achat et exiger, ce que nous faisons, une augmentation du Smic et du point d’indice et, dans la foulée, une renégociation de tous minima conventionnels de branches.

Refuser le coup de pouce au Smic sous prétexte que la politique menée est celle de l’allègement du coût du travail et que, compte tenu des exonérations de cotisations patronales, toute augmentation du Smic coûte cher à l’Etat, est inadmissible et traduit un véritable mépris pour les salariés."

Publié dans FO44

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article