Rentrée 2015 : FO monte déjà au créneau

Publié le par angeline351

Au sortir d’un premier comité technique, les délégués syndicaux dénoncent la baisse des dotations horaires globales.

les enseignants syndicalistes de Force ouvrière (FO) en Charente en dénoncent déjà les fondements, s'inquiétant notamment de la « baisse massive » des très techniques dotations horaires globales, c'est-à-dire les heures d'enseignement affectées aux établissements. Ni plus ni moins leur carburant.

Une sonnette d'alarme tirée au détour de la visite d'Hubert Raguin, secrétaire générale de la branche enseignement, culture et formation professionnelle de FO dans les murs du syndicat à Angoulême, vendredi dernier. Avec 13,7 % des voix aux élections professionnelles de décembre (+3,76 points) et au passage un premier siège glané au comité technique départemental, FO est le troisième syndicat enseignant de l'académie, derrière FSU-CGT et UNSA mais « devant la CFDT et Sud », fait remarquer le secrétaire départemental Olivier Brunaud.

« Incohérence »

Objet de leur courroux : le comité technique académique qui a livré les premières tendances de la rentrée 2015. Les dotations horaires globales diminueront dans les collèges et lycées, ce qui ne semble pas illogique au regard de la baisse d'effectifs annoncés (-757 élèves dans l'académie). Olivier Brunaud voit pourtant « une incohérence » dans le discours du recteur Jacques Moret.

Et de citer l'exemple du collège Félix-Gaillard à Cognac, où accessoirement il enseigne les sciences de la vie et de la terre (SVT) : le nombre de classes a beau ne pas bouger, la dotation de l'établissement perdra 9,4 heures par semaine, « soit plus de la moitié d'un poste ». « Aucun rapport avec la baisse qu'on nous présente ! », poursuit Olivier Brunaud, entre autres doléances.

Dans le primaire, les perspectives paraissent encourageantes : 35 élèves supplémentaires pour un total de 28 379 et en parallèle trois créations de postes. « Mais, rajoute aussitôt Vanessa Thillard, beaucoup de nouvelles missions sont créées », notamment en termes d'éducation prioritaires dans les établissements classés REP et REP +.

« Pour le coup, on accueille des élèves supplémentaires et on surcharge les classes. C'est de plus en plus fréquent d'avoir des classes de primaire à plusieurs niveaux et à 30 élèves. »

Publié dans COMMUNIQUE FO

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