Force Ouvrière pose un diagnostic alarmant

Publié le par angeline351

Force Ouvrière pose un diagnostic alarmant

Rien ne va plus à l'hôpital Jacques Puel de Rodez. C'est en tout cas ce que conclut le syndicat Force Ouvrière (FO) de l'Aveyron. Hier, dans les locaux de l'Union Départementale Force Ouvrière, René Mori et Daniel Bousquet, respectivement secrétaire général de l'union et secrétaire FO à l'hôpital de Bourran, ont tiré la sonnette d'alarme. En cause, un trou économique qui s'ajoute à la dette énorme de l'hôpital et qui va occasionner des coupes claires dans les effectifs du centre hospitalier, déjà bien fragile. En 2008, l'hôpital de Bourran se dotait d'un hélicoptère Ecureuil AS 355 N, utile à tout le département. «C'est une chance d'avoir un tel appareil, il a déjà sauvé des vies», avance René Mori. Étant mis à disposition, les hôpitaux du département pouvaient, pour un tarif de 41 € la minute, demander les services, dits «de transferts secondaires», de l'appareil. D'ailleurs, selon Daniel Bousquet, «ils ne s'en sont pas privés puisqu'aujourd'hui, 2,4 millions d'euros sont dus au centre hospitalier Jacques Puel». De fait, selon le syndicat, l'accumulation des impayés des trois années 2011, 2012 et 2013 se chiffre à deux millions d'euros, et ce, «alors que les directeurs ont interpellé l'agence régionale de santé (ARS)», explique le secrétaire FO. Et d'ajouter, «l'ARS a sans cesse botté en touche». René Mori justifie : «l'ARS s'est défaussé de cette responsabilité pendant plusieurs années et c'est notamment pour ça que le budget 2014 de l'hôpital a été refusé». En effet, l'agence régionale de santé reconnaît la justesse de la demande de financement mais ne peut la satisfaire». Une véritable impasse.

Le personnel en pâtit

Le problème, c'est qu'aujourd'hui, «en un tour de crayon, ces créances sont devenues des dettes». En période de politique d'économie, c'est là que le bât blesse. De fait, «fin juillet, le directeur de l'hôpital a annoncé qu'il fallait faire, comme par hasard, deux millions d'euros d'économie», explique Daniel Bousquet, «et ces économies vont être faites sur les emplois. L'exemple le plus significatif est celui de la maternité. En effet, d'ici fin septembre, les emplois de 6 sages-femmes sur les 26 présentes ne devraient pas être renouvelés et aucune embauche ne devrait être faite. Elles seraient remplacées alors par des infirmières. «C'est aberrant et dangereux. Ces infirmières vont être amenées à agir rapidement dans des situations qui leur sont inconnues». De plus, les effectifs diminuent alors que le nombre de lits augmente. «Il y aura une infirmière pour 20 lits» s'indigne Daniel Bousquet. «Les patients s'en vont, l'emploi diminue et il n'y a pas de solution», conclue René Mori. Les lendemains seront, semble-t-il, sombres à l'hôpital de Bourran.

Publié dans COMMUNIQUE FO

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