Conférence | L’OIT, entre consensus et tension

Publié le par angeline351

Conférence | L’OIT, entre consensus et tension

Invités par l’Organisation internationale du travail, plus de 4 700 délégués de travailleurs, d’employeurs et de gouvernements de plus de 180 pays membres ont planché à Genève, du 28 mai au 12 juin 2014.

« Je pense que nous nous souviendrons avant tout de cette session pour l’adoption à une majorité écrasante du protocole à la convention 29 sur le travail forcé », a déclaré Guy Ryder, le Secrétaire général de l’OIT (Organisation internationale du travail), dans son allocution de clôture de la 103e conférence de l’organisation tripartite internationale. Ce protocole, qui vient enrichir l’une des plus anciennes conventions de l’OIT, a en effet recueilli 92% de votes favorables. Seuls les employeurs de la Malaisie, du Canada et le gouvernement tunisien ont voté contre. Parmi les douze abstentions on peut noter celle du Qatar, actuellement sur la sellette pour son utilisation du travail forcé dans la préparation de la Coupe du monde de 2022. Outre l’enjeu que cela représente pour les 21 millions de victimes du travail forcé de par le monde, l’adoption du protocole « marquera une nouvelle étape, à quelque temps de son centenaire d’existence, de l’action et du rôle indispensable de l’OIT, dans une période troublée et incertaine », a souligné Yves Veyrier, vice-président du groupe des Travailleurs, rapporteur de la commission chargée de rédiger le protocole.

La 103e conférence de l’OIT aura aussi marqué le début d’une réflexion sur les moyens de combattre l’économie informelle, qui concerne aujourd’hui 40% de la main-d’œuvre mondiale avec des taux extrêmement élevés dans certains pays, comme en Inde où il atteint 90%. La deuxième étape de la discussion est prévue pour l’année prochaine avec en perspective l’adoption d’une recommandation.

Publié dans COMMUNIQUE FO

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