le blog EURODIF-FO:par Olympia & Sylvie
À :
Par Jean-Claude MaillySecrétaire général
de FO
En guise d’éditorial de Jean-Claude Mailly Déclaration du bureau confédéral
La sortie de récession n’est pas la sortie de crise, qui nécessite une révision forte des politiques économiques et sociales au niveau national, européen et international.
Dans ce cadre, les revendications et attentes des salariés actifs, chômeurs et retraités demeurent. C’est notamment le cas en matière de salaires et d’emploi, ce que ne cesse de
mettre en avant Force Ouvrière.
Aujourd’hui, avec la volonté affichée par les pouvoirs publics de réduire drastiquement les dépenses publiques et sociales, ce sont la solidarité et l’égalité de droit qui sont
menacées, la république sociale qui est fragilisée. C’est pourquoi Force Ouvrière revendique un moratoire sur la Révision générale des politiques publiques.
C’est aussi pourquoi Force Ouvrière a réaffirmé ses revendications en matière de retraites et son refus de repousser l’âge du droit à la retraite ou d’allonger la durée de
cotisation nécessaire à l’obtention d’une retraite à taux plein.
Force Ouvrière considère qu’il appartiendra à chaque organisation d’affirmer ses positions le 15 février lors de la rencontre dite de l’agenda social. La perspective de
manifestation début mars, en période électorale, excluant les retraites, vise à privilégier le contenant au contenu. Tenant compte, de ce point de vue, des expériences de 2003,
2008 et 2009, le bureau confédéral décide de ne pas participer à la réunion dite intersyndicale qui pourrait se tenir le 8 février 2010.
Comme annoncé, Force Ouvrière entame des contacts bilatéraux avec les autres confédérations syndicales pour comparer et confronter les analyses et positions sur ce dossier
essentiel et prioritaire des retraites. À l’issue de ces rencontres, la question de l’unité d’action, pour laquelle Force Ouvrière marque sa détermination, devra être posée sur
des revendications et modalités d’action claires et partagées.
Force Ouvrière prendra à cet égard toutes ses responsabilités.
Pour le bureau confédéral de Force Ouvrière, si les travailleurs attendent des syndicats qu’ils puissent unir leurs forces pour être plus efficaces, cela nécessite des échanges
préalables et loyaux, seuls à même de pouvoir mettre en avant des positions claires.
Paris, le 1er février 2010