le blog EURODIF-FO:par Olympia & Sylvie
LA MAISON DE VALÉRIE DANS LA HOLDING DE CONFORAMA !
Réunis en comité d'entreprise extraordinaire, les 270 employés de la société de vente à distance, basée à Vineuil, ont appris mercredi matin le passage de l'entreprise dans le giron de la société Conforama.
Il s'attendait à tout, sauf à ça. “Alors qu'on s'attendait à un plan social, on a eu la surprise d'apprendre que La Maison de Valérie allait être rachetée par Conforama”, raconte Luc Ventoulou, le secrétaire du comité d'entreprise et délégué Force Ouvrière de la société.
“Ce rapprochement représenterait le scénario le plus favorable pour la Maison de Valérie”, indique-t-on du côté de la direction. “Ce projet lui permettrait en effet à la fois d'assurer la pérennité de son activité sur le site de Vineuil, de garder son identité et de sauver un maximum d'emplois.”
La Maison de Valérie, propriété de la société Redcats, une filiale du groupe PPR, reste donc propriété de ce dernier, dont Conforama est l’une des enseignes
emblématiques. François Pinault, PDG de PPR, n’a cependant pas caché son intention de vendre ses activités de détail, à savoir Conforama et la FNAC ” le plus tôt possible”.
Pas de quoi rassurer les salariés, d'autant plus que la direction leur a clairement indiqué que le redimensionnement de l'entreprise était toujours à l'ordre du jour. “On nous a déclaré
que cette cession allait amoindrir l'impact du plan social”“mais j'attends de voir ce que ça va donner au niveau des licenciements. Je reste sur la défensive !”
indique Luc ventoulou,
Des réductions d'effectifs semblent en effet inéluctables au sein de la société, qui, comme toutes les entreprises de son secteur d’activité, se trouve
confrontée à de graves difficultés tant structurelles que conjoncturelles.
En avril dernier, le groupe Redcats avait déjà sauvé une première fois La Maison de Valérie du plan social en acceptant de la recapitaliser. Après une baisse constante de son chiffre d'affaires
depuis déjà une dizaine d'années, la société avait déjà mis en œuvre deux plans de réduction d’effectifs, le premier en 2003, le second en 2006. Elle emploie aujourd’hui 270 salariés contre plus
de 500 en 1999.
“L'aide apportée par le groupe il y a six mois était déjà inespérée. On a pu éviter la fermeture de la boîte, mais un plan social me semble inévitable”,
commente sombrement Luc Ventoulou.
Des annonces plus précises devraient être faites au cours du prochain comité d’entreprise extraordinaire,
Michèle Colombel