le blog EURODIF-FO:par Olympia & Sylvie
Bretagne: Que Choisir dénonce les marges
des
hypermarchés
Les industriels et les distributeurs n'ont pas répercuté la baisse des prix agricoles sur les étiquettes. » C'est le bilan « accablant » de l'enquête réalisée par l'association dans onze enseignes du Nord-Finistère.Quelle étude ?
Pour un kilo de filet de poulet Le Gaulois, la différence est de 10,74 € entre le prix perçu par l'agriculteur et celui payé par le consommateur en moyenne (1) !Ce résultat est issu de l'enquête réalisée par l'UFC-Que Choisir entre le 26 septembre et le 10 octobre, dans onze hypermarchés du Nord-Finistère : Centre Leclerc, Carrefour, Géant, Super U, et Intermarché. L'étude a porté sur trois produits, peu transformés : lait, escalopes de poulet et côtes de porc. Le différentiel se retrouve pour tous les produits : il est de 4,32€ pour le porc, 0,50 € pour le lait Candia.
Pourquoi cette mise en cause ?
Michel Devernoy, président de l'antenne brestoise, accuse : « Les industriels et les distributeurs n'ont pas répercuté la baisse des prix agricoles sur les étiquettes. » Pire : le prix payé par le consommateur continue d'augmenter alors qu'il aurait dû baisser. « Industriels et distributeurs profitent des variations des prix agricoles, plus particulièrement des baisses, pour accroître leurs marges ».
Que dénonce l'association ?
Marges « injustifiées et inexpliquées ». Pratiques de prix « inadmissibles » alors que le « pouvoir d'achat des Français est en berne », et quel'alimentaire représente « pas moins de 15,5% du budget des consommateurs ». Que Choisir dénonce « l'opacité de la construction des prix alimentaires ». Elle appelle les distributeurs de la région à « faire la lumière ».
L'explication des grandes surfaces ?
Onze lettres ont été envoyées aux grandes surfaces pour demande d'explications. Une seule réponse. Celle de Michel Roualec, PDG du Super U de Saint-Pol-de-Léon. « Pour assurer la pérennité, l'entreprise a besoin de dégager une marge brute (différence prix de vente/prix d'achat) de 25 % environ », explique-t-il. Cette marge brute se décompose ensuite « en frais de personnel (12 %), amortissements et frais financiers (6 %), frais généraux d'exploitations et taxes (7 %) ». Au final, le bénéfice ne serait que de « 1 à 2% en moyenne ». Des explications pas convaincantes pour l'association.
Que demande Que Choisir ?
Pour « mettre fin à ces abus », elle souhaite un mécanisme de coefficient multiplicateur, déjà applicable pour les fruits et légumes. Il ne concernerait que les produits alimentaires, bruts ou peu transformés: viandes de boeuf, de volaille, de porc, lait, etc. « Ce coefficient serait mis en place de façon exceptionnelle, lors de crises.
Et sa durée maximum - de trois mois -, définie par la loi. » Il résulterait « de la négociation entre les consommateurs, professions agricoles, représentants de la chaîne de distribution et, le cas échéant, transformateurs ».
hypermarchés
Les industriels et les distributeurs n'ont pas répercuté la baisse des prix agricoles sur les étiquettes. » C'est le bilan « accablant » de l'enquête réalisée par l'association dans onze enseignes du Nord-Finistère.Quelle étude ?
Pour un kilo de filet de poulet Le Gaulois, la différence est de 10,74 € entre le prix perçu par l'agriculteur et celui payé par le consommateur en moyenne (1) !Ce résultat est issu de l'enquête réalisée par l'UFC-Que Choisir entre le 26 septembre et le 10 octobre, dans onze hypermarchés du Nord-Finistère : Centre Leclerc, Carrefour, Géant, Super U, et Intermarché. L'étude a porté sur trois produits, peu transformés : lait, escalopes de poulet et côtes de porc. Le différentiel se retrouve pour tous les produits : il est de 4,32€ pour le porc, 0,50 € pour le lait Candia.
Pourquoi cette mise en cause ?
Michel Devernoy, président de l'antenne brestoise, accuse : « Les industriels et les distributeurs n'ont pas répercuté la baisse des prix agricoles sur les étiquettes. » Pire : le prix payé par le consommateur continue d'augmenter alors qu'il aurait dû baisser. « Industriels et distributeurs profitent des variations des prix agricoles, plus particulièrement des baisses, pour accroître leurs marges ».
Que dénonce l'association ?
Marges « injustifiées et inexpliquées ». Pratiques de prix « inadmissibles » alors que le « pouvoir d'achat des Français est en berne », et quel'alimentaire représente « pas moins de 15,5% du budget des consommateurs ». Que Choisir dénonce « l'opacité de la construction des prix alimentaires ». Elle appelle les distributeurs de la région à « faire la lumière ».
L'explication des grandes surfaces ?
Onze lettres ont été envoyées aux grandes surfaces pour demande d'explications. Une seule réponse. Celle de Michel Roualec, PDG du Super U de Saint-Pol-de-Léon. « Pour assurer la pérennité, l'entreprise a besoin de dégager une marge brute (différence prix de vente/prix d'achat) de 25 % environ », explique-t-il. Cette marge brute se décompose ensuite « en frais de personnel (12 %), amortissements et frais financiers (6 %), frais généraux d'exploitations et taxes (7 %) ». Au final, le bénéfice ne serait que de « 1 à 2% en moyenne ». Des explications pas convaincantes pour l'association.
Que demande Que Choisir ?
Pour « mettre fin à ces abus », elle souhaite un mécanisme de coefficient multiplicateur, déjà applicable pour les fruits et légumes. Il ne concernerait que les produits alimentaires, bruts ou peu transformés: viandes de boeuf, de volaille, de porc, lait, etc. « Ce coefficient serait mis en place de façon exceptionnelle, lors de crises.
Et sa durée maximum - de trois mois -, définie par la loi. » Il résulterait « de la négociation entre les consommateurs, professions agricoles, représentants de la chaîne de distribution et, le cas échéant, transformateurs ».
Jeu 3 déc 2009
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