le blog EURODIF-FO:par Olympia & Sylvie
> ÉLECTRICITÉ: COUP DE CHAUD SUR LES FACTURES
1,9% d’augmentation à partir du 15 août pour les particuliers. Sérieux coup de chaud sur les factures d’électricité traditionnellement majorées pendant la période estivale. Après avoir fait trembler en réclamant 20% (sur trois ans), EDF, en bon marchand de tapis, s’est rabattue, comme par hasard, sur le montant proposé par le ministère de l’Écologie et de l’Énergie, soit très au-dessus d’une inflation, négative sur un an l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques). Le contrat de service public de cinq ans passé en 2005 entre l’État et EDF jusqu’en 2010 stipule pourtant que «l’évolution des tarifs de vente de l’électricité aux particuliers ne sera pas supérieure au taux de l’inflation». Le ministère se défend en affirmant que depuis 2005, la hausse est, pour les particuliers d’un «peu moins de 7%», alors que l’inflation «dépasse 8%». Depuis cette date, la rémunération brute du P-DG d’EDF a augmenté de 122% et l’entreprise s’est lancée, à l’imitation de France Télécom, dans des rachats coûteux, comme celui de British Energy (13,5 milliards de dollars…). Des sommes qui devraient être répercutées sur les actionnaires plutôt que sur les consommateurs.
Cette «hausse va surtout faire plaisir aux concurrents d’EDF qui veulent profiter de l’ouverture du secteur à la concurrence mais trouvent les tarifs de l’opérateur historique trop bas», note l’AFOC qui la juge malvenue alors qu’a été refusé «tout coup de pouce au SMIC au 1er juillet et que le pouvoir d’achat des Français est en berne. Ce serait, de plus, la démonstration que la privatisation de secteur ne profite pas au consommateur». L’Association des consommateurs de Force Ouvrière, dans le même communiqué, «s’oppose avec véhémence à ce dépouillement des consommateurs citoyens».
1,9% d’augmentation à partir du 15 août pour les particuliers. Sérieux coup de chaud sur les factures d’électricité traditionnellement majorées pendant la période estivale. Après avoir fait trembler en réclamant 20% (sur trois ans), EDF, en bon marchand de tapis, s’est rabattue, comme par hasard, sur le montant proposé par le ministère de l’Écologie et de l’Énergie, soit très au-dessus d’une inflation, négative sur un an l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques). Le contrat de service public de cinq ans passé en 2005 entre l’État et EDF jusqu’en 2010 stipule pourtant que «l’évolution des tarifs de vente de l’électricité aux particuliers ne sera pas supérieure au taux de l’inflation». Le ministère se défend en affirmant que depuis 2005, la hausse est, pour les particuliers d’un «peu moins de 7%», alors que l’inflation «dépasse 8%». Depuis cette date, la rémunération brute du P-DG d’EDF a augmenté de 122% et l’entreprise s’est lancée, à l’imitation de France Télécom, dans des rachats coûteux, comme celui de British Energy (13,5 milliards de dollars…). Des sommes qui devraient être répercutées sur les actionnaires plutôt que sur les consommateurs.
Cette «hausse va surtout faire plaisir aux concurrents d’EDF qui veulent profiter de l’ouverture du secteur à la concurrence mais trouvent les tarifs de l’opérateur historique trop bas», note l’AFOC qui la juge malvenue alors qu’a été refusé «tout coup de pouce au SMIC au 1er juillet et que le pouvoir d’achat des Français est en berne. Ce serait, de plus, la démonstration que la privatisation de secteur ne profite pas au consommateur». L’Association des consommateurs de Force Ouvrière, dans le même communiqué, «s’oppose avec véhémence à ce dépouillement des consommateurs citoyens».
Dim 30 aoû 2009
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