editorial de Jean-Claude Mailly
daté du mercredi 27 février 2008
>SALAIRES : REVENDICATIONS URGENTES
La rencontre, à sa demande, avec le président de la Rèpublique, la semaine dernière, fut l'occasion de lui exposer sur plusieurs points les analyses de FORCE OUVRIERE. Ce
fut le cas en matière de méthode.
J'ai confirmé que la multiplication des dossiers et annonces n'était pas un gage de efficacité, que le risque d'embouteillage ou de thrombose était réel.
Nombreux sont celles et ceux qui ne s'y retrouvent plus, sauf quand ils font le constat de leurs situations réelles, par exemple sur le pouvoir d'achat.
J'ai confirmé que des réformes étaient nécessaires (ne pas en faire serait considérer que la situation économique et sociale est satisfaisante), mais que tout dépendait des thémes
et contenus des réformes.
On retrouve ici toujours le même enjeu: réforme ou contre-réforme?
J'ai insisté sur la question du pouvoir d'achat des salaires et des retraites dans le public comme dans le privé.Dans le premier cas , les propositions gouvernementales étaient
insuffisantes (+0,8% en 2008 avec une inflation sous -estimée à 1,6%) pour le privé, j'ai notamment rappelé que nous revendiquons une augmentation du SMIC et une mise en place effective de la
prime de transport, qui finit par être L'arlésienne.
Soulignons que l'inflation s'élève, sur un an ( janvier 2007 à janvier 2008), et qu'elle devrait encore monter, ce qui ne rend que plus urgent la satisfaction des
revendications salariales.
Sur un autre point, je lui ai exposé nos analyses sur le représentivité syndicale, ce que j'appelle le <bal des hypocrites>.
Enfin entre autres sujets, je lui ai exposé les analyses et revndications de FORCE OUVRIERE s'agissant des retraites, notamment sur la durée de cotisation, le niveau des
retraites, notamment sur la durée de cotisation, le niveau des retraites et pensions,
la pénibilité.
Je lui ai confirmé en particulier que FORCE OUVRIERE n'acceptait pas et n'accepterait pas le passage à
41 années de cotisation pour avoir droit à une retraite à taux plein
et que c'était un dossier lourd et conflictuel.Je lui ai également indiqué que nous ferions des propositions en matière de financement, dont certaines supposent effectivement une réorientation de
la politique économique.
Traiter la question des retraites sans poser la question de la répartition des richesses n'est pas acceptable.
Nous rendrons publiques nos positions, le 27 fevrier. Nous avons pris contact avec les autres confédérations pour essayer de dégager une plte-forme revendicative commune.
C' est ainsi, et pas autrement, que nous pourrons mobiliser efficacement.
Comme l'a rappelé notre CCN, FORCE OUVRIERE est déterminée et n'exclut aucun mode d'action.